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Hommage à l’ex Président Ben Bella à l’occasion du 4e anniversaire de son décès

Un hommage à titre posthume a été rendu mardi à Alger au premier président de l’Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella, à l’occasion du 4ème anniversaire de sa mort et du centenaire de sa naissance (1916-2012).

  L’hommage a été rendu au défunt en présence des membres de sa famille, ses proches, des moudjahidines, l’ambassadeur d’Indonésie en Algérie, le représentant de l’ambassade de Russie en Algérie ainsi que des compagnons qui ont relaté le parcours de cet homme d’Etat algérien et premier président de la République algérienne (1963-1965).

   Intervenant en sa qualité de chercheur et historien lors du forum du quotidien El Moudjahid, Amer Rekhila qui a côtoyé le défunt, s’est attardé dans son témoignage sur Ben Bella en tant que combattant et militant.

  Il a fait savoir que Ben Bella, originaire de Maghnia (extrême Ouest de l’Algérie) et issu d’une famille pauvre, s’est engagé dans le Mouvement national dès son jeune âge, avant de devenir un “symbole de la résistance de la Révolution algérienne”.

   Rekhila a rappelé que Ben Bella était membre dirigeant au sein du Parti du peuple algérien (PPA), puis du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et dirigeant de l’Organisation secrète.

  Arrêté durant la Révolution, il avait réussi à s’évader de la prison pour se réfugier au Caire où il avait préparé la délégation algérienne devant se rendre à conférence afro-asiatique de Bandung en Indonésie.

  A l’indépendance de l’Algérie, Ben Bella a fait montre de “charisme et de popularité pour faire face à la situation difficile que connaissait l’Algérie après le départ des colons français”, a témoigné M. Rekhila, ajoutant que “le premier président de la République sillonnait le pays pour mobiliser les Algériens à édifier un Etat fort”.

  De son côté, l’historien Mohamed Lahcene Zeghidi a qualifié Ben Bella de personnalité nationale et universelle, estimant qu’il fait partie d’une génération qui restera un modèle et une référence en matière de militantisme et de dévouement à la patrie.

  “Il était à l’avant-garde de cette génération et se distinguait par son intelligence et son sens de responsabilité”, a-t-il relevé, rappelant que “Ben Bella avait réussi à mobiliser les étudiants algériens au Caire et contribuer à internationaliser la cause algérienne lors du sommet de Bandung”.

  Pour sa part, son assistant et compagnon, Mourad Lamoudi qui était resté à ses côtés jusqu’à ses derniers jours, l’a qualifié de “géant de l’Histoire de l’Algérie”.

  “C’est un homme qui a une dimension africaine dans la mesure où il a fait partie du Comité des sages de l’Union africaine où il a toujours mis l’accent sur la paix, de le développement et la justice sociale en Afrique”.

   Rendant hommage au président de la République, Abdelaziz Bouteflika qui a “illuminé les derniers jours de Ben Bella en le réhabilitant”, Lamoudi a rappelé que le défunt avait “banni” le métier de cireur de chaussures en Algérie et se distinguait par son “humilité et son altruisme”.

Aps

 

 

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