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Hydrocarbures : Baisse des exportations, les explications de Sonatrach

Algérie – La baisse de 40% des exportations des hydrocarbures de l’Algérie en janvier 2019 (des exportations de 2,14 milliards de dollars contre 3,6 milliards de dollars en janvier 2018) s’explique par plusieurs facteurs, a souligné, ce lundi, le vice-président des activités de commercialisation de Sonatrach, Ahmed El-Hachemi Mazighi, dans un entretien accordé à l’APS.

Selon lui, en janvier 2019, « il y a eu beaucoup de consignations portuaires à cause du mauvais temps. Donc, énormément de cargaisons de brut, de produits raffinés ou de GNL/GPL sont passés du mois de janvier à février ».

« Il ne faut donc pas prendre en considération les chiffres de janvier uniquement, parce que tous les produits liquides qui devaient être envoyés par voie portuaires durant ce mois (janvier 2019) ont glissé vers février 2019 à cause de la fermeture des ports » pour des raisons météorologiques, explique-t-il.

A ce propos, il fait savoir que sur les deux mois de janvier et février 2019 cumulés, l’Algérie a exporté pour 6,086 milliards de dollars contre 6,630 milliards de dollars durant la même période de 2018.

« Nous avons donc une baisse de 8% qui reflète la baisse des prix moyens des réalisations de nos exportations: sur les deux premiers mois de 2018, ce prix était de 68 dollars/Tonne d’équivalent pétrole (Tep) avant de tomber à 62,7 dollars/Tep en janvier-février 2019. Le prix de Brent, qui guide les prix de tous les hydrocarbures que nous exportons, a tout simplement baissé légèrement », détaille le même responsable.

Lire aussi: Sonatrach: les relations avec les partenaires se poursuivent de « manière normale »

Par ailleurs, poursuit M. Mazighi, « nous avons effectivement enregistré une baisse des exportations de gaz par gazoduc. Il faut savoir que notre gaz est destiné à 95% vers le marché européen qui est très saisonnier. Généralement, le plus gros prélèvement se fait pendant l’hiver, alors qu’on a vécu une saison hivernale exceptionnelle qui a été moins froide que d’habitude en Europe du sud. En conséquence, nos clients ont énormément réduit leurs commandes mensuelles, hebdomadaires et journalières. Nous avons même ressenti ce phénomène sur le marché national. Nous avions alors été obligés de réinjecter une part, de plus en plus importante, du gaz au niveau du champ de Hassi R’mel ».

Durant les deux premiers mois de l’année 2019, le volume des exportations par gazoduc a chuté de 23% comparativement à la même période 2018, et ce, en raison de la baisse de la demande des clients européens, soutient-il.

En outre, explicite le même responsable, « les produits raffinés et le pétrole brut jouent le rôle des vases communicants. Sur les deux premiers mois de l’année 2019, on a exporté plus de brut par rapport à la même période de 2018. Et en même temps, comme notre production est soumise aux engagements avec l’OPEP, il se trouve que la production des produits raffinés s’est réduite ».

L’autre facteur cité par M. Mazighi est qu’au niveau du budget 2019, « nous avions prévu l’entrée en production de la nouvelle raffinerie d’Alger un peu plus tôt que le 21 février (date d’inauguration effective). C’est un décalage par rapport à nos prévisions d’exportation. Mais ce moins de produits raffinés exportés a été plus de pétrole brut exporté ».

Samia Boulahlib/APS

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