AlgérieSanté & Bien-être

« On traite l’hydrocéphalie depuis l’Indépendance »…le coup de gueule d’un professeur algérien

Dans une précédente publication, Alg24 avait rapporté le cas de la petite Jihane, une fillette de deux ans atteinte d’une hypertrophie du crâne, une malformation connue sous le nom d’hydrocéphalie. La famille de la petite Jihane avait ainsi lancé un appel pour que leur fille soit traitée en Tunisie.

Réagissant à notre article, le professeur Bouyoucef, chef de service neurochirurgie au CHU de Blida, a tenu à préciser que la malformation de la petite Jihane peut être traitée en Algérie. « Elle peut être opérée en Algérie, mieux qu’en Tunisie », a déclaré le professeur Bouyoucef, assurant que les « CHU de Béjaia ou de Constantine », à titre d’exemple -la petite Jihane résidant à Jijel- peuvent traiter ce genre de malformations.

« Nous avons été les premiers en Afrique à introduire de nouvelles techniques endoscopiques » dans le traitement de l’hydrocéphalie, poursuit révolté le chef de service neurochirurgie du CHU de Blida. « Je suis révolté de voir ce genre de malformations dans mon pays, surtout que l’hydrocéphalie a été éradiquée depuis des années dans les pays développés », a-t-il martelé.

Selon lui, il n’y aurait pas eu 80% des cas d’hydrocéphalie ni de malformation congénitale du système nerveux central, Spina bifida en particulier, si le ministère de la Santé avait engagé des mesures de prévention et des campagnes de sensibilisation à travers, entre autres, les médias lourds. A cet effet, le professeur Bouyoucef pointe le Directeur de communication du ministère de la Santé. « Avec un traitement en acide folique un mois avant la grossesse et deux mois après » ce genre de malformations aurait été évité, cependant, nos initiatives dans ce sens ont été toutes empêchées.

Concernant le cas de la petite Jihane, le professeur Bouyoucef affirme que l’hydrocéphalie peut être diagnostiquée de visu à la naissance et même avant l’accouchement par des échographies.
Les campagnes pour décrocher des soins à l’étrangers, notamment à travers des collectes de dons, se multiplient de plus en plus en Algérie, ce qui suscite plusieurs interrogations quant à l’enjeu réel derrière ce qui est devenu aujourd’hui un phénomène sociétal.

Tags

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close