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Inauguration du Jardin Kateb Yacine à Paris

 

Le jardin Kateb-Yacine a été inauguré officiellement hier après-midi au 13e arrondissement de Paris en hommage à cet homme de lettres et de théâtre, figure emblématique de la culture algérienne du XXe siècle.

La cérémonie, à laquelle une foule nombreuse a assisté formée d’artistes, d’hommes de culture, d’élus, s’est déroulée en présence du maire du 13earrondissement de Paris, Jérôme Coumet, l’ambassadeur d’Algérie en France, Abdelkader Mesdoua, et l’artiste Amazigh Kateb, fils de Yacine, avec des membres de sa famille.

Le jardin, situé au 18 rue Antoine Watteau, célèbre peintre français (1684- 1721) par ses représentations de « fêtes galantes », a été créé en 2000 par des paysagistes français, au sein d’une résidence de logements sociaux.

Il comprend une parcelle de jardins familiaux où 27 familles cultivent des potagers.

C’est grâce à un travail de l’association Ameslay, qui milite pour la mise en valeur de la culture algérienne, avec sa particularité amazigh, que la mairie du 13eavait décidé en 2016 de baptiser ce jardin au nom de Kateb Yacine, le poète, l’écrivain, le dramaturge et le rebelle que son fils Amazigh a dit que son père souhaitait toujours voir l’Algérie en « un grand parc de liberté ».

Très ému par l’événement, il a raconté que Kateb Yacine « aimait se balader, il sortait marcher tous les jours et n’oubliait jamais de ramener avec lui des fleurs », attestant que ce jardin est « une bibliothèque vivante de la nature », à l’image de son père.

Dans une allocution, le maire Jérôme Coumet a souligné qu’il a voulu rendre, à travers cet événement, un hommage à « l’icône » de la littérature algérienne et renforcer les liens entre les citoyens français et algériens.

« C’est un hommage que j’ai voulu rendre à ce grand écrivain pour son œuvre et son combat pour la liberté », a-t-il ajouté, soulignant sa double culture « partagée ».

Son roman Nedjma est considéré comme fondateur de la littérature algérienne moderne. Auteur trilingue, il écrit en langue française, « butin de guerre » des Algériens, comme il l’avait affirmé, tout en se consacrant à l’expression d’un véritable théâtre populaire en langues arabe et berbère.

 

 

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