EconomieSociétéAlgérie

Tourisme : Tin Zaouatine, des milliards livrés aux rats ! (Vidéo)

Algérie – A coup de milliards, plusieurs infrastructures sont abandonnées et livrées au sable et aux rongeurs dans la  commune de Tin Zaouatine.  Construire des infrastructures est sans doute une bien belle chose. Faut-il encore  les exploiter et les rentabiliser !

C’est là, l’étrange reportage que nous rapportait cette semaine la télévision Ennahar sur cette localité de l’extrême sud du pays, dépendant de la wilaya de Tamanrasset.

C’est le cas du camp touristique ou encore la piscine semi-olympique. Des infrastructures à l’abandon qui privent  les habitants de vie socioculturelle et de développement. Ils payent en cela, la mauvaise gestion locale de leur ville.

« L’Etat a construit plusieurs infrastructures. Personne ne le conteste. Mais ces structures ne doivent pas juste être là pour remplir le vide. Il faut qu’elles soient exploitées dans un sens économique et de développement ». C’est le message qu’envoie aux autorités Mona, un fonctionnaire de Tamanrasset, interrogé par Ennahar.

Des milliards pour un camp de toiles, sans activités !

Allant dans le même sens, Mohamed, un autre fonctionnaire dans cette commune, évoque le Complexe de camps de toile réalisé pour plusieurs milliards de dinars. « D’énormes sommes ont été dépensées  pour réaliser cette infrastructure. Force est de constater qu’aucun  programme n’est prévu pour lancer des activités ».  C’est l’amer constat que fait ce fonctionnaire blasé.

Lire aussi : Qui est Abdelkader Benmessaoud, le nouveau ministre du Tourisme

Cette piscine semi-olympique devenue décharge

Triste image que de voir l’état de cette piscine semi-olympique. Cet investissement de plusieurs milliards, livré aux ordures, aux rats. En somme, à tout sauf au développement, ou l’activité socioculturelle.

Des investissements en infrastructures livrés sans encadrement, sans management, sans programmes. Pour les habitants, il suffirait de juste un peu de bon sens pour donner à Tin Zaouatine, les outils de son développement. Mais aussi le cadre qu’espère la jeunesse de cette ville de l’extrême sud du pays.

Tin Zaouaoutin, cette ville vide de cadres et de main-d’œuvre

« Nous ne demandons que de créer des plus-value avec ces infrastructures. Mais nous souffrons d’un grand manque de main-d’œuvre ». Un aveu sous forme d’appel que lance, Bellaou Aghali, le Vice-président de l’APC de Tin Zaouaoutin.

Tags

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close