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Irak: 13 journalistes exécutés à Mossoul depuis sa prise par l'EI

 Le groupe Etat islamique (EI) a exécuté au moins 13 des 48 journalistes professionnels ou non qu’il a enlevés à Mossoul depuis que les jihadistes ont pris la deuxième ville d’Irak en 2014, selon un rapport de Reporters sans frontières (RSF).

 Mossoul est devenu un “cimetière de l’information libre”, titre le rapport publié par RSF et son organisation partenaire en Irak, Journalistic Freedoms Observatory (JFO). Il “révèle le terrible quotidien des journalistes depuis la prise de Mossoul par l’EI et la volonté de contrôle absolu de l’information en provenance de la ville”, indique la responsable de RSF pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord, Alexandra El Khazen.

 L’EI y poursuit en outre “la guerre de l’information” grâce au “butin de guerre” représenté par “les studios et l’équipement des médias locaux”, ajoute-t-elle.

 Sur les 48 journalistes, citoyens-journalistes et employés de média enlevés à Mossoul, au moins 13 ont été exécutés, certains ont été libérés et “on reste sans nouvelles de 10” d’entre eux, “toujours détenus par l’EI”, selon RSF. 60 journalistes et employés des médias ont fui la ville. Selon le rapport, c’est grâce à des équipements pris à des télévisions locales que l’EI a été capable de filmer et de diffuser début juillet 2014 la première, et pour l’instant seule, apparition publique de son “calife” autoproclamé Abou Baker al-Bagdadi, lors d’un prêche à la mosquée de Mossoul.

 C’est également en utilisant des structures médiatiques déjà existantes à Mossoul que l’EI a créé ses propres canaux de diffusion, comme la radio Al-Bayan et la chaîne de télévision Dabiq.

 Hormis la propagande de l’EI, très peu d’informations a filtré de Mossoul depuis sa prise par les jihadistes, qui ont fait de cette grande ville du nord de l’Irak “un trou noir de l’information” selon le rapport de RSF.
RSF demande au gouvernement irakien, aux pays voisins et aux puissances occidentales d’offrir d’une meilleure protection, de spermis de travail ou l’asile aux journalistes qui ont dû fuir.

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