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Irak: 8 morts dans des attaques, 5 policiers enlevés

Huit personnes sont mortes samedi  dans des violences en Irak, dont un officier de police et sa famille, tandis  que cinq membres des forces de sécurité ont été enlevés par des hommes armés,  ont indiqué des responsables.    Dans le quartier Rachid, dans le sud de Bagdad, des hommes armés ont  pénétré chez le responsable administratif de la zone, tuant un de ses gardes,  avant de se rendre chez Adnane al-Obaidi, dans une maison voisine, tuant ce  capitaine de police, son épouse et leurs deux enfants, a annoncé un responsable  du ministère de l’Intérieur.    Une source médicale a confirmé ce bilan.    Près de Bassora, la grande ville portuaire du Sud, l’imam d’une mosquée  sunnite a été abattu par des hommes armés, selon la police et un responsable  sunnite.    Et dans la province d’Anbar, à l’ouest de Bagdad, deux membres d’une tribu  sunnite ont été tués dans des heurts avec les forces de l’ordre qui tentaient  d’interpeller Mohammed Khamis Abou Richa, recherché pour la mort de cinq  soldats, selon un officier de police.    Mohammed Khamis, un neveu de cheikh Ahmed Abou Rich, un puissant chef  tribal qui soutient les manifestants sunnites anti-gouvernement et qui a aussi  été à la pointe du combat contre Al-Qaïda dans cette province depuis 2007, a  confirmé à l’AFP la mort de deux membres de sa tribu.    Peu après, des centaines d’hommes armés ont commencé à se rassembler devant  le quartier général des forces de l’ordre à Ramadi, chef-lieu de la province  d’Anbar, selon l’officier de police.    Le général Mourdhi al-Mahalawi, responsable du commandement des opérations  à Anbar, a indiqué à la presse que des hommes armés avaient kidnappé cinq  policiers dans le secteur de Ramadi. Le colonel de police Naif al-Chlaybaoui  avait auparavant fait état de l’enlèvement de 10 membres des forces de sécurité  lors de cet incident.    La région d’Anbar est à la pointe du mouvement entamé il y a cinq mois par  la minorité sunnite du pays, qui accuse les autorités de stigmatiser leur  communauté, en procédant à des arrestations et en taxant ses membres de  "terrorisme".    Des manifestations secouent régulièrement le pays et ont parfois dégénéré  en affrontements meurtriers.    Vendredi, des attentats visant des sunnites avaient fait près de 70 morts à  travers le pays, au lendemain de deux journées particulièrement meurtrières  pour les chiites dans un climat de tension croissante entre les deux  communautés. 

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