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Irak/WikiLeaks: Maliki dans de beaux draps

  •    "Le bureau de Maliki déstabilisé par les révélations de WikiLeaks", titre dimanche le quotidien indépendant "Al-Mada".
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  •    "Les documents publiés par WikiLeaks ont été soigneusement triés" et "le moment choisi pour leur diffusion reflète des motivations politiques", affirme de son côté en manchette al-Bayane, un journal proche du chef du gouvernement.
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  •    M. Maliki tente actuellement de nouer des alliances pour former un gouvernement, plus de sept mois après les élections qui n’ont pas désigné un clair vainqueur. En mars, sa liste de l’Etat de droit avait obtenu 89 sièges contre 91 à celle d’Iraqiya de son prédécesseur et concurrent Iyad Allawi.
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  •    Si le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, a assuré samedi avoir voulu rétablir "la vérité" sur la guerre en Irak, en diffusant 400.000 documents révélant de nombreux cas de torture commis par les Irakiens et couverts par l’armée américaine, l’entourage de M. Maliki est convaincu qu’il s’agit d’une manipulation contre lui.
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  •    "Il s’agit d’une campagne médiatique contre l’Etat et le processus politique menée par plusieurs groupes comme les baassistes, des forces régionales et certains qui ont été lésés par la nouvelle donne politique", depuis 2003, a affirmé à l’AFP le député Hassan al-Sinaïd, un proche du Premier ministre.
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  •    "C’est déjà arrivé dans le passé et dans six mois, cette affaire sera oubliée", a-t-il ajouté.
  •    Dans la rue, les partisans du chef du gouvernement vont plus loin. "Ces informations sont fausses et ce site ment en publiant ces documents des années après les incidents", a assuré Raad Abdel Ghaffar, un fonctionnaire de 42 ans.
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  •    "Ce site veut semer la zizanie au moment où les partis politiques sont sur le point de se mettre d’accord", a jugé cet homme rencontré place Tahrir, au centre de Bagdad.
  •    Le bureau du Premier ministre avait réagi dès samedi en déclarant qu’il "y avait des objectifs politiques derrière cette campagne médiatique": "certains cherchent à utiliser ces documents contre les dirigeants nationaux, notamment le Premier ministre", avait-il souligné.
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  •    WikiLeaks fait état de centaines de cas de violences, tortures, viols et mêmes des meurtres commis par des policiers et militaires irakiens contre des prisonniers, et sur lesquels l’armée américaine a choisi de fermer les yeux.
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  •    Or le Premier ministre est, selon la Constitution, commandant en chef des forces armées.
  •    Pire encore, selon des documents cités par al-Jazira, il aurait a eu des liens avec des "escadrons de la mort" qui semaient la terreur au début du conflit.
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  •    Les opposants de M. Maliki l’accusent depuis longtemps d’avoir créé au sein des forces de sécurité, après sa nomination comme chef du gouvernement en 2006, en plein conflit confessionnel, des unités chargées de faire les sales besognes, notamment des liquidations.
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  •    Pour le journal indépendant Al-Alam, "il y a une possibilité que ces documents soient utilisés comme une arme pour faire tomber certains politiciens". "Mais qu’en est-il du sang irakien? Il est nécessaire de rendre justice aux victimes", a-t-il estimé.
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  • Ennaharonline

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