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Iran: 2e jour de discussions entre l'AIEA et l'Iran à Téhéran

L’Iran a repris dimanche à Téhéran ses discussions avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) visant à  améliorer la transparence de son programme nucléaire soupçonné de cacher un  volet militaire, après une première journée de négociations "constructives"  samedi. Les discussions ont repris dans la matinée et les deux parties devraient  annoncer les résultats de cette nouvelle série de négociations dans  l’après-midi, ont indiqué les médias iraniens.  Ces pourparlers interviennent dans le cadre d’une feuille de route établie  en novembre entre l’AIEA et l’Iran, qui prévoyait six étapes à accomplir par  Téhéran d’ici le 11 février, dont la visite d’experts de l’Agence à l’usine de  production d’eau lourde d’Arak (ouest) et dans une mine d’extraction d’uranium  à Gachin (sud). Les négociations "ont été bonnes, constructives et sont en progrès", a  affirmé samedi soir le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie  atomique (OIEA), Behrouz Kamalvandi, à l’issue de deux sessions de discussions  entre l’équipe de cinq personnes de l’AIEA, menée par l’inspecteur en chef Tero  Varjoranta, et les responsables nucléaires iraniens, emmenés par l’ambassadeur  auprès de l’AIEA, Reza Najafi.  Ni l’Iran ni l’AIEA n’ont précisé si les six conditions requises dans la  feuille de route avaient été remplies.  L’AIEA tente désormais de déterminer si l’Iran a ou non cherché à se doter  de la bombe atomique avant 2003, voire ensuite. Le directeur de l’AIEA, Yukiya Amano, a affirmé à l’AFP en janvier qu’il  était désormais temps d’aborder cette question hautement sensible. "Nous avons commencé par des mesures pratiques et faciles à mettre en  oeuvre, puis nous passons à des choses plus difficiles", a-t-il souligné. "Nous  souhaitons certainement inclure les questions (relatives) à la possible  dimension militaire dans les prochaines étapes".  En parallèle aux discussions avec l’AIEA, les négociations avec le groupe 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) ont abouti fin novembre à l’accord de Genève, en vertu duquel Téhéran a suspendu  l’enrichissement d’uranium à 20% et a gelé à son niveau actuel ses autres  activités nucléaires, en échange d’une levée partielle des sanctions  occidentales.    La coopération de l’Iran avec les demandes de l’Agence joue un rôle  essentiel dans ces dernières négociations, d’autant que l’AIEA est chargée de  surveiller les mesures prévues par l’accord de Genève. 

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