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Iran, l'autre dossier brûlant pour la communauté internationale

 Election présidentielle verrouillée, impasse sur le nucléaire, implication grandissante dans le conflit syrien:  l’Iran constitue le deuxième sujet d’inquiétude principal des chancelleries  occidentales, dans le sillage de la guerre en Syrie.    Alors que les grandes puissances s’activent à préparer une conférence de  paix sur la Syrie au mois de juin, le rôle de cet allié de Damas et sa  participation ou pas à un règlement du conflit pourrait être discuté lors d’une  rencontre lundi à Paris entre les chefs de la diplomatie américaine, russe et  française.    L’élection présidentielle du 14 juin en Iran laisse peu d’espoirs aux  Occidentaux sur une attitude plus conciliante de Téhéran sur les grands  dossiers en cours. "On n’en attend pas grand chose", confiait récemment un  diplomate français.    L’invalidation cette semaine de deux des principaux candidats au scrutin et  bêtes noires des ultra-conservateurs, l’ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani  et Esfandiar Rahim Mashaïe, un proche du président sortant Mahmoud Ahmadinejad,  a renforcé leurs inquiétudes.    Cette éviction va verrouiller le pouvoir autour du guide suprême,  l’ayatollah Ali Khamenei, estiment analystes et diplomates occidentaux.    Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a dénoncé vendredi "le manque de  transparence" de la présidentielle en Iran, estimant "hautement improbable" que  les huit candidats avalisés, en majorité des fidèles du guide suprême, puissent  "incarner un changement"    Paris a estimé que l’éviction de Rafsandjani et Mashaïe "illustrait  l’ampleur du verrouillage du système iranien", tandis que Berlin souligne  "suivre avec attention les développements" du scrutin à venir. 

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