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Iran: Rohani réaffirme que son pays continuera à fabriquer des missiles

 L’Iran va continuer à fabriquer des missiles pour sa défense et ne considère pas qu’il s’agit d’une violation des accords internationaux, a réaffirmé dimanche le président Hassan Rohani dans un discours retransmis par la télévision publique.

« Nous avons fabriqué, nous fabriquons et nous continuerons à fabriquer des missiles, et cela ne viole aucun accord international », a déclaré le chef de l’Etat quelques jours après le vote par la Chambre américaine des représentants de nouvelles mesures visant à sanctionner le programme balistique de Téhéran. « Nous fabriquerons toutes les armes dont dont nous avons besoin, les entreposerons et les utiliserons à tout moment pour nous défendre », a ajouté Hassan Rohani.

Les Etats-Unis estiment que les tests de missiles auxquels la République islamique procède régulièrement enfreignent une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies interdisant à Téhéran de développer des missiles capables de transporter des ogives nucléaires. L’Iran nie vouloir se doter de l’arme atomique ou de missiles susceptibles d’en transporter.

Le président américain Donald Trump a refusé le 13 octobre de certifier que l’Iran respecte bien l’accord de juillet 2015 (Plan global d’action conjoint, PGAC) qui limite les activités nucléaires de Téhéran en échange d’un allègement des sanctions contre la République islamique.

Cette décision laisse 60 jours au Congrès pour décider s’il y a lieu de rétablir les sanctions levées dans le cadre de sa mise en oeuvre, ce qui violerait les termes du PGAC et scellerait probablement son arrêt de mort.

« Vous ignorez les négociations et les accords passés, approuvés par le Conseil de sécurité des Nations unies, et vous vous attendez à ce que d’autres négocient avec vous? » a déclaré Hassan Rohani en évoquant sans les citer des pays en Asie de l’Est, référence probable à la Corée du Nord.

Le secrétaire à la Défense américain, James Mattis a martelé cette semaine, lors d’une tournée en Asie, que les voies diplomatiques restaient privilégiées par Washington pour persuader Pyongyang de renoncer à son programme nucléaire.

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