Santé & Bien-être

Journée mondiale sans tabac 2019: 165 000 enfants meurent avant l’âge de 5 ans

Algérie – Quelque 165.000 enfants dans le monde, meurent avant l’âge de 5 ans à cause d’infections des voies respiratoires inférieures dues au tabagisme passif qui cause aussi une diminution de la croissance des poumons et de la fonction pulmonaire, alerte l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à la veille de la célébration de la Journée mondiale sans tabac.

« Les parents et les autres membres de la communauté doivent prendre des mesures protégeant leur propre santé et celle de leurs enfants des effets nocifs du tabac », exhorte l’Organisation onusienne sur son Site officiel, à l’occasion de la « Journée mondiale sans tabac 2019 » qui sera célébrée vendredi dans le monde entier sous le thème « le tabac et la santé pulmonaire » qui sera axé sur les conséquences du tabagisme actif et passif dont les maladies respiratoires chroniques et le cancer du poumon.

L’abandon précoce du tabac « est le moyen le plus efficace » de ralentir la progression de ces maladies et d’atténuer les symptômes de l’asthme, a précisé l’OMS, soulignant que « le tabagisme actif et l’exposition à la fumée du tabac augmentent le risque de contracter de nombreuses maladies ».

En effet, plus des deux tiers des décès dus au cancer du poumon dans le monde, sont causés par ce type de tabagisme actif, alerte l’Organisation onusienne, tandis que le tabagisme passif, « augmente le risque de contracter un cancer du poumon en tant que non-fumeur ».

S’ajoutent à cette pathologie grave, les maladies respiratoires chroniques, à l’image de l’asthme et des maladies pulmonaires obstructives chroniques (broncho pneumopathie chronique obstructive, BPCO), notamment pour ceux qui commencent à fumer très jeunes.

« Le tabagisme est la principale cause de maladies pulmonaires obstructives chroniques, qui entraînent une toux douloureuse et des difficultés respiratoires angoissantes. Il intensifie également l’asthme, ce qui restreint l’activité et contribue à l’invalidité », ajoute l’OMS.

De plus, la fumée du tabac a des conséquences majeures pour les fumeurs comme les non-fumeurs, dont des enfants exposés involontairement au domicile ou sur le lieu de travail pour les adultes.

Ils courent plus de risques d’attraper fréquemment des infections des voies respiratoires basses et de voir apparaître ou s’aggraver de l’asthme, des pneumonies et des bronchites, sachant aussi, que les composants chimiques de la fumée de tabac peuvent même déclencher des infections tuberculeuses latentes.

Malgré des données convaincantes sur les effets nocifs du tabac pour les poumons, on continue de sous-estimer le potentiel de la lutte pour améliorer la santé pulmonaire.

En outre, la fumée du tabac est considérée entant qu’une « forme très dangereuse » de pollution à l’intérieur des habitations. Elle contient plus de 7000 produits chimiques, dont 69 sont connus pour être cancérogènes.

Dans la plupart des pays de la Région européenne de l’OMS, le cancer du poumon est le plus meurtrier des cancers. Quelque 430.000 personnes sont décédées de cet type de maladie grave dans la Région en 2018, et plus d’un demi-million de nouveaux cas ont été diagnostiqués durant la même année.

En plus, 3,6 % des décès enregistrés dans la Région en 2017, étaient dus à des maladies BPCO, selon les dernières statistiques disponibles.

Selon l’OMS, les pays devraient riposter à l’épidémie de tabagisme par l’application totale de la Convention-cadre de Organisation et l’adoption des mesures « MPOWER » au plus haut niveau possible.

Parmi ces mesures, on cite l’augmentation des taxes sur le tabac, la mise en œuvre de politiques antitabac, le soutien au sevrage tabagique, la sensibilisation par les médias, l’interdiction de toutes les formes de promotion.

« Pour atteindre la cible des objectifs de développement durable (ODD) afin de réduire d’un tiers, d’ici à 2030, le taux de mortalité prématurée due à des maladies non transmissibles, la lutte antitabac doit être une priorité pour les gouvernements et les communautés dans le monde entier », estime encore l’OMS.

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