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"Journée presse morte" au Mali contre les agressions de journalistes

Une "journée presse morte" était  organisée mardi à Bamako par les organisations de presse maliennes pour  protester contre les agressions de journalistes commises ces dernières semaines  par des hommes armés présumés proches de l’ex-junte militaire, a constaté un  journaliste l’AFP.    Les journaux privés ne sont pas parus mardi et les radios privées ont cessé  d’émettre pour cette "journée presse morte", à l’initiative de la Maison de la  presse et de l’Association des éditeurs de presse, soutenues par l’organisation  Reporters sans frontières (RSF).    A Bamako, plus de 500 personnes, essentiellement des journalistes, des  éditeurs de presse et des hommes politiques, ont participé à une marche partie  d’un quartier du nord-ouest de la capitale et devant aboutir devant les bureaux  du Premier ministre de transition, Cheick Modibo Diarra.    "Non aux escadrons de la mort", "Non aux enlèvements et agressions sur la  presse", pouvait-on lire sur des pancartes portées par les manifestants. "Plus  jamais ça", ont aussi scandé les manifestants encadrés par un important  dispositif de sécurité.    Cette "journée presse morte" est observée en réaction à une série  d’agressions contre des journalistes commises par des hommes armées présumés  proches de l’ex-junte militaire dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo.    La dernière en date est celle qui a visé le 13 juillet, le directeur de  publication du quotidien privé L’Indépendant, Saouti Haïdara, qui avait été  grièvement blessé à Bamako par des hommes armés et encagoulés qui avaient tiré  dans la salle de rédaction, l’ont arrêté, emmené et frappé avant de le libérer.    Le Mali est en pleine tourmente depuis le coup d’Etat du 22 mars qui a  renversé le régime du président Amadou Toumani Touré, aujourd’hui réfugié au  Sénégal.    Les militaires qui avaient pris le pouvoir ont officiellement accepté en  avril de le rendre aux civils, mais ils restent omniprésents à Bamako alors que  les autorités de transition restes impuissantes face aux groupes islamistes qui  occupent et contrôlent depuis plus de trois mois le nord du pays, après en  avoir chassé les rebelles touaregs sécessionnistes et laïcs.
 
 
 

Algerie – ennaharonline

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