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Juifs d’Algérie : pratique de rites en secret

  • Depuis, les juifs d’Algérie entrent en Algérie avec des passeports français afin de pouvoir visiter leurs proches au cimetière de Bologhine, prétendant être des pieds noirs qui ont vécu dans ce pays durant toute la période coloniale, mais la présence des juifs en Algérie date de plus de 2000 ans et durera jusqu’en 1962, lorsque la grande majorité ont préférés partir avec l’avènement de l’indépendance. Peu de familles juives ont réussi à réussi à s’accrocher et à rester comme les familles Belaïche, Aboul Kheir et Salmoune, d’ailleurs leur expulsion ne pouvait être justifié avec les accords d’Evian qui assuraient les libertés des minorités. Ceux qui sont parti ont beaucoup souffert alors que ceux qui ont préféré rester, à l’instar des familles cités plus haut, ils vivent le plus normalement possible et jouissent de tous leurs droits de citoyens algériens.
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  • Des pierres sculptées et le Houiek (voile)  pour couvrir les tombes
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  • Dès que nos pieds ont foulés la terre au cimetière juif, sis à la Commune de Bologhine, dans la capitale, nous avions eu l’impression d’être transporté à l’époque romaine, à cause de l’atmosphère qui y règne, l’architecture des tombes construite avec du marbre. Le cimetière se situe à un lieu stratégique, au milieu d’une forêt d’eucalyptus faisant face à la mediterranée.
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  • Rites d’enterrement des juifs
  • Notre guide, qui est aussi chargé de la gestion du cimetière juif, nous fait part des us et coutumes de l’enterrement ou de la visite des morts chez les juifs. Des coutumes qui ressemblent beaucoup à ceux des musulmans. Par exemple, il est admissible d’attendre jusqu’à trois jours afin de rassembler les proches dont la présence à l’enterrement est jugée indispensable. Par contre, il est considéré comme indécent de surseoir un enterrement afin d’organiser une cérémonie plus grandiose ou afin de pouvoir attendre la venue d’un plus large cercle de visiteurs. Les juifs refusent de voir dans un enterrement un événement « mondain ». Dans ce genre de décision, c’est l’honneur du défunt qui compte avant tout.
  • Il n’est pas d’usage d’apporter des fleurs à un enterrement juif. Ce n’est pas pour autant un interdit strict et il n’y a pas à se formaliser si certaines personnes le font. Mieux vaut cependant donner de l’argent à une institution charitable ou à la synagogue en mémoire du défunt.
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  • Les tombes du cimetière juif portent des noms de familles algériennes telles que la famille Younès, Tamim, Soltane, Ben Hamou, Ben Zekri, Chekroune, Laâchachi, Taous et Abou Kaya. Sur chaque tombe est posée une photographie du défunt et du safran.
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  • Famille Ouidir : nous refusant de reconnaître Israël mais nous dormons chez eux
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  • Alors que nous visitions le cimetière juif, nous aperçûmes un beau jeune homme marcher entre les tombes. Nous crûmes d’abord qu’il était juif mais dès qu’on s’est approché de lui on a su qu’il était algérien. Lui et sa famille vivent depuis longtemps dans une petite maison au centre du cimetière. Le jeune homme âgé de 29 ans est né ici même. « Ce n’est pas facile pour une famille musulmane de vivre dans un cimetière juif » nous dit-il avec amertume. Mais où peut-il aller lui, ses cinq frères et sa mère malade. Le jeune homme lance encore une fois un appel de détresse aux autorités pour qu’ils soient relogés dans un logement décent. Son père, qui était gardien du cimetière avait bénéficié de ce logement de fonction.
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  • Le pèlerinage en Algérie au mois de mai chaque année
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  • La visite d’Ennahar au cimetière juif a coïncidée avec la période de pèlerinage des juifs en Algérie et précisément dans la région de Tlemcen qui est devenue la Mecque des juifs. La période de pèlerinage dure huit jours dont six sont réservés à la visite du cimetière.
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  • Ennahar/ Amel Lakel
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