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Kabylie : Bouteflika appelle à l'unité nationale

  •    La Kabylie, où le président Bouteflika s’était rendu pour la dernière fois en 2005, a été le théâtre en 2001 d’émeutes déclenchées par le décès d’un jeune homme tué par un gendarme et qui ont fait plus de 120 morts.
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  •    Mêlant le français et l’arabe, M. Bouteflika a affirmé ne ‘jamais avoir imaginé la Kabylie sans l’Algérie, pas plus que je n’ai imaginé l’Algérie sans la Kabylie’, devant une salle archi-comble en qualifiant cette rencontre d’historique’.
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  •    Mais le patriote que je suis ne peut imaginer un instant que l’on puisse discuter de l’unité nationale, a ajouté M. Bouteflika, et soulignant l’accueil digne que Tizi Ouzou lui avait réservé.
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  •    Le chef de l’Etat s’est rendu dans plusieurs villes de Kabylie durant sa campagne électorale avant Tizi Ouzou (100 km à l’est d’Alger), dont Sétif (300 km) et Béjaïa (260 km).
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  •    Avec cet accueil chaleureux, je peux mourir tranquille, a-t-il dit en affirmant ne pouvoir avoir d’existence que dans la réconciliation et l’unité nationales.
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  •    Il s’était prêté auparavant à un bain de foule le long du principal boulevard de la ville, serrant des mains et saluant les habitants.
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  •    Je ne peux ne pas m’incliner devant les martyrs de 2001, a-t-il encore dit. 
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  •    Les Algériens les pleurent. Je ne sais pas jusqu’à l’instant ce qui a provoqué cette tragédie nationale, a encore affirmé M.Bouteflika, en ajoutant: je suis un authentique amazigh (berbère, ndlr). Quand je me trompe, je sais faire mon mea-culpa, je n’ai jamais frappé quelqu’un dans le dos. 
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  •    Affirmant que pour progresser, il faut la paix et la sécurité, il s’est adressé aux islamistes armés, très actifs dans la région, en lançant un appel à ceux qui endeuillent le pays à réintégrer la société. Faute de quoi, le peuple et les services de sécurité sont là pour leur répondre. 
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  •    En aucune manière, on ne peut vivre dans cette situation d’insécurité, a-t-il souligné.
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  •    Les massifs forestiers entourant Tizi Ouzou, souvent difficiles d’accès, constituent un repaire pour des groupes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui mènent des opérations ponctuelles contre les forces de sécurité.
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  •    Celles-ci sont souvent confrontées à des attentats à la bombe, des engins enfouis sous terre explosant au passage de convois. Un gradé de l’armée a ainsi été tué jeudi, selon des sources sécuritaires.
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  •    Mardi soir, une trentaine d’islamistes ont également tenté de prendre d’assaut le commissariat de police de Ouacif, à 40 km au sud-est de Tizi Ouzou, faisant plusieurs blessés, selon la presse.
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  •    Ils ont pris la fuite devant la riposte des policiers, selon la même source.
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  •    Ces dernières semaines, les forces de sécurité ont fait état de la mort de nombreux terroristes dont plusieurs émirs (chefs) dans la région, où des opérations de ratissage des maquis sont encore menés par l’armée. 
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  • Ennaharonline/ AFP

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