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Kadhafi négocie son départ en secret

  • Le magazine citant le canard enchaîné, selon lequel Kadhafi «traqué par l’aviation de l’Otan, pourrait trouver refuge en Serbie. Belgrade se serait en effet portée volontaire pour accueillir le dictateur libyen. C’est que révèle Le Canard enchaîné à paraître mercredi. Alors que les raids aériens se poursuivent, des émissaires occidentaux (des Français, des Britanniques, des Américains et des Allemands) ont pris contact avec d’anciens proches de Mouammar Kadhafi, notamment Moussa Koussa, ex-chef des services secrets et ministre des Affaires Etrangères libyen, actuellement réfugié en Grande-Bretagne. C’est lui qui aurait été chargé d’adresser un message au fils du guide libyen Saif al-Islam, promettant l’immunité à l’ensemble de la famille en contrepartie d’un exil définitif. 
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  • L’Union africaine (UA), réunie mercredi en mini-sommet extraordinaire à Addis Abeba, tentait une nouvelle fois de faire entendre sa voix dans le conflit libyen, ses précédents appels au cessez-le-feu et à une solution politique étant restés lettre morte.
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  •    Une dizaine de chef d’Etat africains ainsi que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon devaient se retrouver en fin d’après-midi en mini-sommet extraordinaire, à la suite d’une réunion du "comité ad hoc" de l’UA sur la crise libyenne présidée par le mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, au siège de l’UA à Addis Abeba.
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  •    Ce mini-sommet, qui doit s’achever jeudi, s’ouvre à la veille d’un G8 à Deauville où la Libye sera également au coeur des préoccupations des principaux dirigeants de la planète.
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  •    Au même moment, le président sud-africain Jacob Zuma a fait annoncer depuis Pretoria qu’il se rendrait lundi en Libye pour discuter avec le colonel Mouammar Kadhafi, "en tant que membre du Panel de haut niveau de l’Union africaine pour la résolution du conflit libyen".
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  •    "Le but est de discuter d’une stratégie de sortie pour Mouammar Kadhafi", a précisé à l’AFP une source anonyme au sein de la présidence sud-africaine.
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  •    A Addis, le président de la commission de l’UA Jean Ping s’est dit pour sa part "convaincu que seule une solution politique peut apporter une paix durable et satisfaire les aspirations légitimes du peuple libyen à un destin choisi dans la liberté, la démocratie et l’Etat de droit".
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  •    "A cet égard la feuille de route de l’UA offre tous les éléments d’une telle solution. Encore faudrait-il qu’il nous soit donné l’opportunité de la mettre en oeuvre", a-t-il ajouté.
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  •    L’UA s’est montrée hostile à toute intervention militaire extérieure en Libye, dès le début de la rébellion armée mi-février.
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  •    L’organisation est engagée dans une délicate médiation pour faire accepter par les protagonistes libyens une "feuille de route" prévoyant un cessez-le-feu dans les meilleurs délais, un acheminement de l’aide humanitaire et l’instauration d’une période de transition et de dialogue conduisant à des élections démocratiques.
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  •    Le régime de Mouammar Kadhafi a très rapidement accepté les propositions de l’UA, mais le Conseil National de la Transition (CNT), au nom des rebelles, a posé comme préalable un départ du colonel Kadhafi et de ses fils.
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  •    Les récentes rencontres de haut représentants de l’UA avec l’Union européenne et le Conseil de sécurité de l’ONU "n’ont pas permis d’ouvrir la voix à une vision commune de la solution politique, seule à même de garantir une paix durable et la sécurité en Libye", a constaté M. Ping.
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  •    "L’Afrique, à travers le comité ad hoc, doit jouer le rôle qui lui revient dans le règlement pacifique de cette crise, d’autant que la campagne militaire, étendue au delà des objectifs pour lesquels elle a été initialement autorisée, soulève de nombreux questionnements", a-t-il poursuivi.
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  •    L’Otan, aux commandes depuis le 31 mars de l’intervention internationale, a intensifié ses frappes mardi à Tripoli, près de la résidence de Mouammar Kadhafi, et entend ainsi précipiter la chute du régime libyen.
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  •    Le sommet de l’UA, entièrement consacré aux questions de sécurité sur le continent, devrait également se prononcer sur le regain de tension au Soudan, où l’armée du nord a pris possession samedi de la ville contestée d’Abyei, située à la lisière entre le Nord et le Sud.
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  •    Cette opération militaire a provoqué l’exode de dizaines de milliers de personnes et fait resurgir la menace d’une reprise du conflit, après les accords de paix ayant mis fin en 2005 à la guerre civile entre le Nord, musulman et arabe, et le Sud, principalement chrétien et noir, du Soudan.
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  • Ennahar

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