En directAlgérie

 2e audition de Kamel Chikhi : « Le Boucher » raconte ses premiers pas dans les Affaires (2e partie)

Algérie – Suite de l’audition de Kamel Chikhi, alias « Le Boucher », devant le juge d’instruction du pôle spécialisé relevant du Tribunal de Sidi M’Hamed.

« En 1995, avec mon frère Mohamed, nous avons loué un local à Kouba. Nous vendions de la viande. Nous gagnions 20 millions de bénéfice chacun par semaine », dit Kamel Chikhi. « Après 2 ans, nous avons acheté ce local pour 400 millions. Dés lors, notre chiffre d’affaire a explosé. Nous avions une grande clientèles », poursuit-il.

Kamel Chikhi affirme que cet investissement lui rapportait 180 millions de bénéfices par mois. Il dit qu’ensuite, il a ouvert « une grande salle de jeux vidéo ».

« Mon premier bien immobilier est une villa coloniale à Kouba. Je l’ai acheté en 1998 pour 250 millions. Elle contenait un local que j’ai loué un particulier pour deux ans », déclare-t-il.

Il a ensuite démoli ce local pour en construire trois autres. « J’en ai loué deux et en exploité un. J’avais chargé mon neveu de la gestion », raconte le Boucher. Entre temps, il dit avoir loué plusieurs locaux à Bach Djerrah, El Affia, et les Annassers. Et ce, affirme-t-il : « grâce aux revenu de mes activités de boucherie, ainsi que ma part d’héritage ».

Premier pas dans l’importation de viandes congelées…

Kamel le boucher déclare qu’en 2004, il avait une société non déclarée avec son associé Messaoud Nadjib. Ils achetaient des palettes la viandes congelées importées.  La première opération a consisté dans l’achat de plusieurs conteneurs de viandes. Chacun des associés avait alors déboursé 2 milliards.

Et c’est en 2006 que Kamel le boucher a rencontré la première entreprise brésilienne du nom de « Fripo ». C’est alors qu’il a décidé de créer sa première entreprise avec son frère Mohamed, dénommée : « Chiki Max ».

« La première opération d’importation de viande s’est faite avec « Chiki Max ». C’était en 2007. J’avais importé de la viande de veau congelée », raconte Kamel Chikhi. Et de poursuivre : « après le succès de l’opération qui a généré d’énormes gains, les opérations d’importations se sont succédé avec diverses entreprises Brésiliennes. En fonction des prix et de la qualité des viandes proposées ».

Et c’est suite à des problèmes avec les services des impôts qu’il a fait la dissolution de « Chikhi Max ». C’est alors qu’il a créé « Dounia Meat ». C’est aussi à cette période que les liens avec le marché et les opérateurs Brésiliens se sont renforcés…

A suivre : 2e audition de Kamel Chikhi : « Le Boucher » et le Brésil… Sea, Steak and Sun ! (3e partie)

Lire aussi : 2e audition de Kamel Chikhi : « 3e AP, maquignon »… « Le Boucher » raconte sa vie (1ere partie)

 

 

 

Tags

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close