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Khartoum affirme que des rebelles du Darfour sont soignés au Soudan du Sud

 Des rebelles du Darfour blessés au  cours de combats lundi avec l’armée soudanaise ont été transportés au Soudan du  Sud pour y être soignés, a indiqué mardi l’armée soudanaise alors que Khartoum  pousse Juba à cesser son soutien présumé aux insurgés.    Un groupe rebelle du Darfour, une région de l’ouest du Soudan en guerre  civile, a affirmé lundi avoir pris le contrôle d’une base militaire dans une  région limitrophe en proie aussi à une rébellion contre Khartoum.    Le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (JEM) a pris le contrôle de la  base sise à la limite de l’Etat du Kordofan-Sud, près du gisement de pétrole  d’Abou Jabar, avait déclaré à l’AFP leur porte-parole, Gibril Adam Bilal.    Le mouvement a également indiqué qu’il avait pris le contrôle du champ de  pétrole de Tabaldi et de la région de Karkada, sans faire état de victimes.   Le porte-parole de l’armée soudanaise Sawarmi Khaled Saad a indiqué que les  troupes gouvernementales avaient tué plus de 50 combattants du JEM et en avait  blessé beaucoup d’autres.   "Un nombre important de véhicules ont été vus transportant des rebelles  blessés pour être soignés au Soudan du Sud", a affirmé M. Saad cité par  l’agence officielle Suna.        Khartoum accuse les rebelles du JEM de s’être alliés avec le Soudan du Sud  qui, selon les autorités soudanaises, soutient des révoltes armées dans les  Etats soudanais du Kordofan-Sud et du Nil Bleu. Le Soudan du Sud dément. Depuis 2011, l’armée soudanaise tente d’asseoir son autorité sur les  mouvements rebelles dans ces deux Etats situés le long de la nouvelle frontière avec le Soudan du Sud, qui a pris son indépendance de Khartoum en juillet 2011.Une partie de la population du Kordofan-Sud et du Nil Bleu avait combattu  au côté des Sudistes pendant la guerre civile Nord/Sud (1983-2005) ayant abouti à la partition.   Le Soudan du Sud a mis lundi à Addis Abeba une offre d’accord sur la table  pour résoudre ses différends avec le Soudan, notamment concernant le pétrole et  la zone contestée d’Abyei, proposition de facto écartée par Khartoum qui a jugé  prioritaires les questions de sécurité.    La proposition de Juba intervient quelques jours avant l’expiration du  délai du 2 août donné par l’ONU et l’Union africaine aux deux Soudans pour  régler les différends.
   
 
  Algerie – ennaharonline

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