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La classe moyenne mécontente à l'origine du Printemps arabe? (Banque Mondiale)

La Banque Mondiale révèle les conclusions d’une étude sur les facteurs ayant menés au printemps Arabe. Selon l’étude, si l’on prenait en considération les données économiques, les révolutions du Printemps arabe de 2011 n’auraient jamais dû se produire. Les chiffres de la décennie précédente montraient en effet une situation florissante : la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) avait enregistré des progrès réguliers sur le plan de l’élimination de l’extrême pauvreté, du partage de la prospérité, de l’amélioration des taux de scolarisation et de la situation nutritionnelle ainsi qu’en matière de mortalité infantile et maternelle. Des réformes étaient en cours et la croissance appréciable, a indiqué vendredi la Banque Mondiale sur son site Internet.

Selon cette étude, la cause des soulèvements populaires de 2011 serait l’insatisfaction grandissante et généralisée à l’égard de la qualité de la vie. Les citoyens appartenant à la classe moyenne étaient mécontents de la détérioration de leur niveau de vie due au manque de perspectives d’emploi dans le secteur formel, à la piètre qualité des services publics et à l’absence d’éthique de responsabilité de la part des pouvoirs publics, ajoute la même source.

Des chercheurs ont suggéré que les inégalités de revenu étaient parmi les facteurs à l’origine du Printemps arabe.

L’étude met en évidence le poids des inégalités ethniques ou confessionnelles et leur rôle dans l’incidence croissante des conflits que connaît la région MENA. Les auteurs concluent que, si l’existence de revendications ne suffit pas à provoquer une guerre civile, elle peut inciter les gens à se battre, surtout lorsque les différends ethniques ou religieux sont exploités pour rallier le soutien de l’opinion.

L’étude menée par la Banque Mondiale aurait pu être plus complète si les facteurs externes avaient été pris en compte. En effet, comment ne pas parler du rôle de l’Occident dans le déclenchement de ces guerres civiles qui détruisent le monde arabe.

La France, sur les conseils de son pseudo-philosophe sioniste, Bernard Henri-Lévy (BHL), a allumé le brasier libyen et tenté d’en faire autant en Tunisie, lorsqu’elle avait proposé une aide policière pour mater la révolte. On a vu à l’époque, BHL et Sarkozy boire le thé avec leurs amis terroristes dans le désert libyen.

En Syrie, les américains, comme les européens, voulaient coûte que coûte la tête de Bachar al-Assad. Pour cela, ils étaient prêts à former, entrainer et armer des terroristes du groupe Al-Nosra (affilé à El Qaïda). L’intervention de la Russie a brouillé les cartes de l’Oncle Sam et dévoilé la politique hypocrite des américains.

 Le chaos dans le monde arabe? Voilà ce qu’espérait beaucoup de pays occidentaux, et ce, afin de pouvoir de mettre en œuvre un nouvel ordre économique mondial. Mais comme dit ce proverbe arabe: « Celui qui creuse une fosse pour son ennemi risque d’y tomber dedans. »

Le printemps arabe, une bombe qui a fait des centaines de milliers de morts dans le monde arabe, peut aussi un jour exploser à la figure de ceux qui ont allumé la mèche.

 

 

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