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La coalition "en train de perdre la guerre contre les talibans"

  •    "Je considère que la communauté internationale, à laquelle appartient le Pakistan, est en train de perdre la guerre contre les talibans. Et ce, avant tout, parce que nous avons perdu la bataille de la conquête des coeurs et des esprits", déclare-t-il alors qu’il achève mardi une visite officielle en France avant de se rendre à Londres. 
  •    Estimant cependant que "la communauté internationale n’acceptera jamais de voir les talibans diriger à nouveau le pays", le chef de l’Etat pakistanais estime que les talibans "n’ont aucune chance de reprendre le pouvoir" même si "leur emprise progresse".
  •    Il juge par ailleurs "légitime" et dit "respecter le choix" du président Hamid Karzaï "d’engager son pays dans un processus de réconciliation avec les insurgés disposés à accepter le dialogue".
  •    Interrogé sur l’intérêt qu’aurait le Pakistan à ménager ses relations avec les talibans afghans, parce qu’ils pourraient être amenés à diriger à nouveau un jour l’Afghanistan, M. Zaradari qualifie cette accusation d’"absurde".
  •    "Il n’y a pas de bons talibans avec qui on pourrait parler et d’autres, mauvais, qu’il faudrait combattre. Le Pakistan et sa population sont victimes des terroristes. Nous ne faisons pas que défendre nos frontières, nous luttons contre la terreur et ceux qui la propagent".
  •     Face aux critiques du Premier ministre britannique Davis Cameron sur un "double jeu" du Pakistan, M. Zardari annonce qu’il "lui dira en face que la guerre contre le terrorisme devrait nous réunir et non nous opposer".  "Je lui expliquerai (…) que c’est mon pays qui paye le prix le plus élevé de cette guerre en vies humaines".
  •    Selon l’ambassadeur du Pakistan à Londres, Wajid Shamsul Hasan, depuis 2001, plus de 2.700 membres des forces de sécurité pakistanaises sont morts et plus de 9.000 ont été sérieusement blessés.
  •    M. Zardari insiste sur une action de la communauté internationale inscrite "sur le long terme": "La réussite des insurgés, c’est de savoir attendre. Ils ont le temps avec eux. C’est toute l’approche qui me semble erronée. La partie est perdue dès lors qu’on pense qu’il existe une solution rapide", juge-t-il.
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  • Ennaharonline

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