Monde

La France accompagnera Tunis sur le chemin de la démocratie

Le ministre français des Affaires  étrangères Laurent Fabius a exprimé mardi lors d’une visite à Tunis la volonté  de Paris de soutenir la Tunisie dans le processus démocratique difficile que  connaît ce pays depuis plus de deux ans.    "Nous avons bien l’intention d’accompagner la Tunisie dans son chemin vers  la démocratie", a déclaré M. Fabius à la presse à l’issue d’un entretien avec  le chef du gouvernement Ali Larayedh, membre du parti islamiste Ennahda au  pouvoir depuis les élections d’octobre 2011.    "J’ai transmis un message d’amitié, de soutien et d’admiration de ce qu’a  fait le peuple tunisien", a ajouté M. Fabius en référence à la première  révolution du Printemps arabe qui a chassé Zine El Abidine Ben Ali le 14  janvier 2011.    Au cours de sa visite éclair destinée notamment à la préparation d’un  premier déplacement en Tunisie du président François Hollande, M. Fabius a eu  un déjeuner de travail avec son homologue Othman Jarandi (indépendant) et s’est  entretenu avec le président de l’Assemblée constituante Mustapha Ben Jaafar  (Ettakatol, social-démocrate) puis le président Moncef Marzouki, allié de  gauche dans la coalition au pouvoir.    Peu avant son départ, mardi soir, M. Fabius a indiqué avoir rencontré aussi  des représentants de l’opposition et qualifié son entretien avec M. Larayedh  d’"extrêmement chaleureux".    Outre les relations bilatérales et la préparation de la visite de François  Hollande début juillet, M. Fabius a répété lors d’un point de presse avoir  porté à Tunis "un message d’amitié, de confiance et de solidarité".    "Nous avons confiance dans ce que la Tunisie a commencé à faire et dans son  avenir", a-t-il déclaré, en référence à la transition démocratique  post-révolution dans ce pays.    "La France est le premier partenaire de la Tunisie et nous entendons le  rester", a assuré M. Fabius, évoquant une "volonté de la part des Tunisiens et  des Français de travailler ensemble".    "Il y a une évolution, les choses se passent d’un manière claire", a-t-il  dit.    Mises à mal par le soutien apporté par la France au régime de Zine El  Abidine Ben Ali jusqu’à sa chute, les relations entre Tunis et Paris se sont  nettement améliorées après l’arrivée de la gauche au pouvoir.    Des rancoeurs subsistent cependant et les médias tunisiens rappellent  encore le silence de la France face à la dictature de Ben Ali.    Mardi, quelques manifestants se sont rassemblés place du gouvernement au  passage du cortège de M. Fabius, arborant des panneaux sur lesquels on pouvait  lire : "Oui à l’investissement, non à la colonisation".    Interrogé sur un appui logistique à la Tunisie face à l’agitation salafiste  et à l’essor de groupes jihadistes pourchassés dans l’ouest du pays, M. Fabius  s’est borné à indiquer que ses entretiens avaient largement porté sur la  situation sécuritaire.    "Compte tenu de l’environnement international, il y a ici, comme ailleurs,  un certain nombre de problème sérieux", a-t-il lancé, plaidant pour des  échanges accrus avec les pays voisins, notamment l’Algérie.    En plus du défi sécuritaire, la Tunisie est engagée dans un processus de  transition politique difficile dans un contexte de grave crise économique et  sociale. La rédaction de la Constitution a pris des mois de retard et aucune  date définitive n’a été fixée pour les prochaines élections. 
 

commentaires

commentaires

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!