Culture

La joyeuse bande de l'Orchestre national de Barbès est de retour

  •    En 2008, l’ONB avait rompu neuf ans de silence discographique avec "Alik", un album de reprises.
  •    Sur "Rendez-Vous Barbès" (Le Chant du Monde), la formation retrouve sa verve créatrice. Sept des dix chansons sont originales. La production met en valeur la richesse des timbres, le mariage coloré de l’accordéon et de l’orgue, les guitares rock, les voix, en respectant la spontanéité de la musique.
  •    "On est revenu vers le gnawa, on a refait un morceau purement marocain, il y a aussi un alaoui de l’ouest algérien, du chaâbi. On est revenu en fait vers les origines du groupe, avec encore plus de rock et de ska", confie à l’AFP Youssef Boukella, bassiste et fondateur de l’ONB.
  •    L’aventure a commencé en 1995. "C’est Youssef qui a eu l’idée de rassembler des musiciens croisés dans différents milieux musicaux", se souvient Taoufik Mimouni, le Marocain du groupe dont il est l’un des claviers.
  •    Cette formation de musiciens chevronnés – Youssef Boukella était bassiste de Cheb Mami -, dont certains se connaissaient déjà depuis l’adolescence à Alger, commence à se faire remarquer par sa fusion enthousiasmante de musiques maghrébines et occidentales, qui reflètent les origines diverses des membres du groupe.
  •    Reste à trouver un nom : l’Orchestre National de Barbès sonne comme une évidence.
  •    "Barbès (quartier populaire de Paris à forte population algérienne), c’était toujours un point de chute. En arrivant à Paris, je savais qu’un cousin travaillait dans une boucherie. Je n’avais pas son adresse, et naïvement je suis venu à Barbès", se souvient Taoufik Mimouni. 
  •    "National, parce que Barbès, c’est une nation virtuelle, ouverte à tout le monde, poursuit-il. C’est un petit clin d’oeil pour dire qu’on peut construire une nation là où il y a plusieurs nations".
  •    Dans la seconde moitié des années 90, l’ONB fait un carton. Son tube "Salam" devient incontournable dans toutes les soirées, avec "C’est comme ça" des Rita Mitsouko ou "Chebba" de Khaled.
  •    Mais, usés par d’harassantes tournées, les membres de l’ONB décident de faire un break au début des années 2000.
  •    Le groupe se ressoude aujourd’hui, avec six membres d’origine, un léger changement d’orientation musicale, encore plus de couleurs et toujours cette même gouaille.
  •    L’ONB, c’est aussi l’image d’un musicien gnawa – les gnawas, descendants d’esclaves d’Afrique noire, jouent une musique de transe avec comme instrument emblématique le guembri – en habit traditionnel. Figurant sur tous les disques et affiches, il est le passeport du groupe.
  •    "Ce personnage se prête bien à notre musique. Le gnawa chez nous commence à peine à être reconnu. Donc ça nous plaisait de voir qu’il y a des minorités en France, mais aussi au bled", estime Kamel Tenfiche, l’un des membres d’origine et percussionniste.
  •    L’ONB sera en concert dans plusieurs villes françaises de fin mai à juillet, avant un concert à Tunis (La Marsa, le 28 juillet), puis sera à l’affiche, dans le cadre d’une tourné d’automne, du Cabaret Sauvage à Paris du 26 au 31 octobre.
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  • Ennaharonline

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