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La Méditerranée tente de préserver sa position de leader touristique

    Secoué par la crise économique  au nord et confronté à la tourmente de la révolution sur fond de montée de  l’islamisme dans les pays du "printemps arabe", le bassin méditerranéen cherche  à sauver sa position de leader touristique.  "L’avenir du tourisme" en Méditerranée était lundi au menu lundi d’une conférence groupant sur l’île de Djerba (sud de la Tunisie) quelque 400  personnes dont des ministres et des experts d’une quarantaine de pays à  l’initiative de l’Organisation mondiale du Tourisme (OMT).  "Le but est de préserver la position de la zone méditerranéenne en tant que   première destination mondiale en terme d’arrivées internationales", a déclaré  le directeur exécutif de l’OMT, Frédéric Pierret.  Les 29 pays du pourtour méditerranéen accaparent 33% des flux et 29% des  recettes touristiques mondiales, a-t-il indiqué à l’AFP, proposant "des  alliances stratégiques" pour "jeter les bases d’une coopération plus étroite du  nord au sud et d’est en ouest et favoriser la complémentarité".   Outre la crise économique en Europe, les changements politiques dans les  destinations d’Afrique du Nord et du Moyen Orient ont eu des "répercussions  négatives sur le secteur", selon les organisateurs."Un nouveau cap doit être défini pour renforcer la compétitivité", ont-ils  affirmé dans un communiqué publié au début des travaux qui s’achèveront mardi.  Les pays du bassin méditerranéen, selon la même source, ont besoin d’une  "vision partagée" pour réévaluer et restructurer leurs industries touristiques  selon les besoins du "développement durable" et de "l’efficacité".    La région qui connaît une baisse de sa part du marché international doit aussi affronter la concurrence de l’Asie du sud-est qui a profité, selon les  organisateurs, de la "démocratisation" du transport aérien. Le ministre tunisien du Tourisme, dont le pays — point d’émergence du  "printemps arabe" — a été confronté à une chute dramatique du tourisme (7% du  PIB) après la révolution et la chute de Ben Ali en janvier 2011, a exprimé son  "inquiétude". "Le +printemps arabe+ et la crise économique en Europe (…) nous  donnent encore des inquiétudes", a déclaré Elyès Fakhfakh.
    
 
 

Algerie – ennaharonline

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