Monde

La police saoudienne tire sur des manifestants chiites

Les forces de sécurité saoudiennes ont  blessé plusieurs manifestants chiites lorsqu’elles ont ouvert le feu sur un  rassemblement de plusieurs centaines de personnes dans la région de Qatif, dans  l’est du pays, ont indiqué des témoins vendredi.    La police anti-émeute a ouvert le feu sur les manifestants qui s’étaient  rassemblés après minuit jeudi pour réclamer la libération de militants chiites  arrêtés par les autorités.    Plusieurs manifestants ont été blessés, ont indiqué les témoins sans  pouvoir établir de bilan.    Le ministère de l’Intérieur a indiqué dans un communiqué que les forces de  sécurité avaient dû faire face à des "émeutiers brûlant des pneus" dans certaines zones de Qatif, et que plusieurs d’entre eux avaient été arrêtés,  dont Mohammed al-Chakhouri, son nom figurant sur une liste de 23 personnes  recherchées par les autorités.    Selon l’agence officielle SPA "il n’y a pas eu de blessés" lors de ces  opérations.    Des témoins ont rapporté que M. Chakhouri avait été blessé par balles, dont  deux l’ont touché dans le dos et au cou, puis transféré vers un hôpital  militaire près de Dhahran.    Outre les tirs à balles réelles, la police a fait usage pour la première  fois de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants qui brandissaient des  portraits de détenus chiites, notamment l’influent dignitaire religieux Nimr  al-Nimr, arrêté au début du mois, ont rapporté les témoins.    Les heurts se sont récemment multipliés entre la police et les manifestants  issus de la minorité chiite du royaume, qui se dit discriminée et réclame  l’égalité de traitement en matière d’emploi et de prestations sociales avec les  sunnites.    Deux manifestants chiites ont été tués en juillet, déclenchant plusieurs  attaques contre des bâtiments gouvernementaux de Qatif.    L’est de l’Arabie, une région riche en pétrole où se concentre l’essentiel  des deux millions de chiites saoudiens, est secouée par des troubles  sporadiques depuis mars 2011. Ces troubles ont pris une tournure violente à  partir de l’automne 2011, dix personnes ayant été tuées depuis.
 
 
 
 

 Algerie – ennaharonline

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