Monde

La saga judiciaire de Silvio Berlusconi entre acquittements et prescriptions

Silvio Berlusconi, accusé de corruption de  témoin dans le procès Mills dont le verdict est attendu ce samedi, a eu de  nombreux démêlés judiciaires depuis son entrée en politique en 1994 mais n’a  jamais été condamné définitivement.    Il a été condamné à trois reprises en première instance en 1997 et 1998 à  un total de 6 ans et 5 mois de prison ferme pour corruption, faux en bilan et  financement illicite d’un parti politique. Il a depuis été acquitté ou a  bénéficié de la prescription de ces délits.  

    – 1994 : corruption de policiers. Accusé d’avoir versé des pots-de-vin à la  police financière, il est condamné en première instance en 1997 à 33 mois de 

prison. Acquittement en appel en mai 2000 en partie pour prescription, une 

décision confirmée en Cassation en octobre 2001.

   – 1995 : faux en bilan. Accusé d’avoir financé avec une caisse noire 

l’achat du joueur de football Gianluigi Lentini pour son club, le Milan AC, il  bénéficie de la prescription en novembre 2002, grâce à une loi dépénalisant  partiellement le faux en bilan, votée par sa majorité au Parlement.     

   – 1995 : accusé de fraude fiscale dans l’acquisition d’une luxueuse villa, 

à Macherio, près de Milan, il bénéficie de la prescription.     

   – 1995 : accusé de faux en bilan lors de l’acquisition de la société 

cinématographique Medusa, Silvio Berlusconi est condamné à 16 mois de prison en  première instance en décembre 1997. Il est acquitté en appel en février 2000,  décision confirmée en cassation en octobre 2001.     

   – 1995 : accusé de financement illégal du Parti socialiste italien (PSI) à 

travers une société off-shore, la All Iberian, il est condamné en première 

instance à 28 mois de prison en juillet 1998. Prescription en appel en octobre  1999. La Cassation confirme en 2000 la prescription.     

   – 1996 : accusé de faux en bilan dans un autre volet de l’affaire All 

Iberian, il est acquitté en septembre 2005.     

   – 1998 : accusé de corruption de juges pour empêcher le rachat de la 

société de produits agroalimentaires publique SME en 1985 par l’industriel 

Carlo De Benedetti. Silvio Berlusconi est acquitté définitivement par la Cour  de cassation en octobre 2007.

   

   – 25 février 2012: verdict attendu dans l’affaire Mills (corruption de 

témoin): il est soupçonné d’avoir acheté pour 600.000 dollars un faux 

témoignage de son ancien avocat britannique David Mills dans deux procédures  des années 90. Le parquet a requis cinq ans de prison à son encontre.     Outre cette affaire, M. Berlusconi fait l’objet actuellement de trois   autres procès :     

   – affaire Mediaset (fraude fiscale et faux en bilan): il est accusé de 

fraude fiscale et faux en bilan pour avoir artificiellement gonflé le prix des 

droits de diffusion de films, achetés par des sociétés écrans lui appartenant, 

lors de leur revente à son groupe, Mediaset.       – Rubygate (prostitution de mineure et abus de pouvoir). Il est accusé  d’avoir rémunéré Ruby, de son vrai nom Karima El Mahroug, mineure marocaine,   en échange de prestations sexuelles entre janvier et mai 2010. Et d’avoir fait  pression sur la police de Milan afin de la faire libérer après son  interpellation pour un vol présumé fin mai 2010.

       – Unipol pour "violation du secret de l’instruction", en raison de la 

publication par le journal appartenant à sa famille de retranscriptions de 

conversations couvertes par le secret de l’instruction.

       Enfin, le parquet de Rome a demandé son renvoi en justice avec onze autres 

personnes, dont son fils Pier Silvio, pour fraude fiscale, dans le cadre de 

l’achat de droits télévisés par Mediatrade-RTI, une société de son empire.

       

 

 Algérie- ennaharonline 

 

 

commentaires

commentaires

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!