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La traque des jihadistes en Tunisie se poursuit

     
La traque d’un groupe de  jihadistes tunisiens se poursuivait vendredi près de la frontière algérienne  sur le Mont Chaambi où une quinzaine d’agents des forces de sécurité ont été  blessés cette semaine par des mines, a indiqué le ministère tunisien de  l’Intérieur.    "Les opérations de ratissage des forces de la Défense et de la garde  nationale se poursuivent sur le Mont Chaambi", a indiqué à l’AFP le  porte-parole du ministère Mohamed Ali Aroui.    Il a refusé d’apporter d’autres précisions sur cette traque et n’a pas  souhaité se prononcer sur les opérations en cours dans la région du Kef où un  second maquis jihadiste est actif. L’armée a assuré jeudi que la situation  était "sous contrôle".    Sur le terrain, les militaires ont dressé un périmètre de sécurité autour  du Mont Chaambi et des postes de contrôle ont été mis en place à l’entrée du  chef-lieu régional de Kasserine, a constaté un journaliste de l’AFP, qui a  aussi vu d’importants renforts arriver jeudi.    Les forces tunisiennes pourchassent dans ce massif un groupe jihadiste qui  lui échappe depuis décembre et est responsable d’une attaque ayant tué un  sous-officier de la garde nationale, l’équivalent de la gendarmerie.    La traque s’est considérablement intensifiée mercredi, après qu’une  quinzaine de militaires et de gendarmes ont été blessés par des engins  explosifs disposés par les combattants.    L’armée assure cependant qu’aucun affrontement direct n’a eu lieu et que  ses hommes tirent au mortier et à l’arme légère pour déminer la région.    Selon les témoignages recueillis par des médias tunisiens et l’AFP, lors  des opérations de ratissage, les forces tunisiennes ont découvert des armes, le  site d’un campement, des vivres et des documents sur la fabrication d’engins  explosifs.    La Tunisie fait face depuis la révolution de janvier 2011 à un essor  inquiétant de groupuscules islamistes armés.    Une cellule d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a été démantelée fin  2012 près de la frontière algérienne, mais les autorités n’ont pas dit si les  groupes "terroristes" pourchassés actuellement appartenaient à ce réseau.    Ces opérations semblent être les plus importantes depuis celles de Soliman,  à une quarantaine de kilomètres de Tunis, lorsque les forces tunisiennes  avaient combattu fin 2006-début 2007 un groupe d’une trentaine de jihadistes  tunisiens et algériens.    Le régime du président déchu Zine El Abidine Ben Ali avait fait état alors  de la mort d’un militaire, de deux policiers et de 12 islamistes. 
   

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