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La Turquie admet des "risques" pour le choix de missiles chinois

Les négociations engagées par la Turquie  avec un groupe public chinois controversé retenu pour l’achat de missiles  sol-air présente "des risques", a reconnu un responsable turc, affirmant  "comprendre" les inquiétudes des alliés de son pays sur ce contrat.  "Il existe certains risques (dans les discussions avec les Chinois) mais  pour l’instant cela de provoque pas de gros blocages", a indiqué le secrétaire  d’Etat turc aux Industries de défense, Murad Bayar, dans un entretien publié  lundi par le journal Hürriyet.  A la question de savoir si les autorités turques n’étaient pas "entièrement  convaincues" des capacités de cet armement, le responsable a répondu: "Nous  pouvons effectivement le dire. Si nous constatons que le projet ne  peut  continuer avec la Chine alors nous prendrons en considération la deuxième  offre", en l’occurrence celle faite par la société franco-italienne Eurosam. Bayar, dont l’organisme est chargé de mener à bien les contrats de  défense de la Turquie, a précisé que la date pour les autres sociétés en lice  pour soumettre des offres révisées avait été prolongée de janvier à avril.  Les entreprises américaine Raytheon et russe Rosoboronexport étaient aussi  intéressées par ce projet.   Ankara a annoncé en septembre avoir retenu l’entreprise China Precision  Machinery Import-Export Corporation (CPMIEC) pour l’acquisition de missiles  sol-air de longue portée Hongqi, un contrat estimé à 4 milliards de dollars  (2,9 milliards d’euros).  La Turquie a justifié son choix par des raisons de prix et de transferts de  technologies.  La préférence accordée par les Turcs à cette entreprise, qui fait l’objet  de sanctions américaines pour avoir livré des armes à l’Iran et à la Syrie en  dépit d’un embargo, a irrité ses alliés de l’Otan. Les Etats-Unis notamment ont exprimé leurs "graves préoccupations"  concernant la compatibilité du système chinois avec les équipements des autres  armées de l’Alliance. Bayar a indiqué comprendre" les alliés. "Ils ont des inquiétudes que  nous comprenons et acceptons", a-t-il souligné, affirmant que sur le plan de la  sécurité de l’information, "toutes les mesures sont prises". Le choix définitif de la Turquie devrait être confirmé en été 2014.

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