Economie

La zone se retrouve sous pression pour accélérer sa réponse face à la crise

       La zone euro se retrouvait sous  pression mercredi pour mettre en forme rapidement le plan d’aide au secteur  bancaire espagnol et empêcher une contagion de la crise de la dette, après une  réunion du G20 où les appels se sont multipliés pour trouver une parade.    Alors que la Grèce s’apprête à annoncer la formation d’un gouvernement, les  responsables européens se préparent à un marathon de réunions, qui doit  culminer avec le sommet européen à Bruxelles des 28 et 29 juin.    Mercredi les directeurs du Trésor sont réunis à Bruxelles, jeudi ce sera au  tour des ministres des Finances de la zone euro de se retrouver à Luxembourg,  avant un mini-sommet réunissant vendredi à Rome les dirigeants allemand,  français, italien et espagnol.    "Des décisions vont être prises dans les jours prochains", a déclaré mardi  le chef du gouvernement italien Mario Monti à la presse au sommet du G20, alors  que son pays voit ses taux grimper sur le marché de la dette, dans le sillage  de l’Espagne.    Selon les médias italiens, M. Monti a indiqué que la zone euro  "réfléchissait" à puiser dans les fonds de secours européen pour racheter des  titres de dette des pays fragiles, afin de lutter contre la flambée des taux  sur le marché obligataire qui touche de plein fouet l’Espagne et l’Italie.    L’idée est de "renforcer la stabilité de la zone euro à travers des  mécanismes qui puissent permettre de primer les pays vertueux en faisant en  sorte que ceux qui sont en règle sur le plan des finances (publiques) comme  l’Italie" puissent bénéficier "de niveaux de +spread+ (écart entre les taux  d’un pays et ceux de l’Allemagne) moins anormaux", a-t-il souligné.    Aucune demande formelle n’a été faite d’activer le fonds de secours de la  zone euro (FESF), a fait savoir un porte-parole de la Commission européenne  mercredi. Il a en outre jugé que cette hypothèse aurait au mieux l’effet d’un  médicament qui soulage, mais ne guérit pas.    Si le FESF était bien activé, ce serait la première fois qu’il  interviendrait de la sorte sur les marchés, se substituant à la Banque centrale  européenne qui peut le faire mais s’en abstient depuis de longues semaines.    Cette hypothèse sera en attendant discutée au cours du mini-sommet vendredi  qui doit permettre aux quatre plus grandes économies de la zone euro de  rapprocher leurs positions avant fin juin, selon la presse italienne.    Avant cela, la zone euro va peaufiner les détails du plan d’aide au secteur  bancaire espagnol, une tâche réservée aux ministres des Finances, et Madrid  devrait officiellement demander l’aide de ses partenaires jeudi à la réunion de  l’Eurogroupe, selon un diplomate européen sous couvert d’anonymat.    Cette demande interviendrait après la publication d’un audit sur les  banques espagnoles réalisé par les cabinets Roland Berger et Oliver Wyman.    Le gouvernement espagnol a besoin de cet audit, attendu d’ici à jeudi, pour  chiffrer ses besoins pour le plan de sauvetage qui prévoit une aide pouvant  atteindre 100 milliards d’euros, un montant record pour la zone euro.    Les ministres des Finances de la zone euro vont également se pencher sur la  situation de la Grèce même si aucune décision n’est attendue au cours de cette  réunion. D’ici là, un gouvernement devrait être formé et un ministre des  Finances, fraîchement nommé, pourrait faire le déplacement à Luxembourg.    L’actuel président de la Banque nationale de Grèce (BNG) Vassilis Rapanos  est pressenti pour ce poste, selon la chaîne de télévision publique grecque Net.    Pour la Grèce, l’enjeu est d’obtenir une révision du plan de rigueur  négocié en échange de l’aide internationale. Pendant le sommet fin juin, "nous  allons livrer la grande bataille pour la révision de l’accord de prêt et  élaborer un cadre qui permette d’assurer la relance et de lutter contre le  chômage", a déclaré mercredi le dirigeant socialiste Evangelos Vénizélos à  l’issue d’une rencontre avec le chef de la droite Antonis Samaras.    Mais à Bruxelles, beaucoup doutent de la faisabilité de ce projet. "Si les  Grecs font moins d’efforts, la facture des autres Européens augmente. Toute  réouverture (du mémorandum) nécessite d’être vue avec tous les pays de la zone  euro et toute rallonge passe devant les Parlements", a rappelé mercredi une  source diplomatique européenne.
 
 
 

Algerie – ennaharonline

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