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L’activité terroriste dans le Maghreb constitue une menace pour la stabilité régionale


L’activité terroriste dans la région du Maghreb constitue une "grande menace" pour la paix et la stabilité régionales, a affirmé lundi à Alger le ministre des Affaires étrangères  Mourad Medelci.

"Plus grave encore, il existe un lien direct entre les groupes terroristes et les réseaux criminels, tout comme on ne peut faire l’impasse sur le phénomène du blanchiment d’argent qui a pris de l’ampleur dans notre région et qui constitue, d’une manière ou d’une autre, un soutien au terrorisme et au crime dans la région", a indiqué M. Medelci à l’ouverture des travaux de la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union du Maghreb arabe (UMA) consacrée à la problématique sécuritaire.

A partir de là, il y a lieu de reconnaître que la situation sécuritaire dans la région maghrébine est au centre des préoccupations des gouvernements de leurs pays respectifs, notamment à la lumière de la libre circulation des armes et la multiplication des réseaux criminels qui menacent la paix dans la région.

Sur ce point, M. Mededci a plaidé pour la nécessité de mettre en place une approche maghrébine commune afin de faire face à toutes ces menaces qui, a-t-il dit, ne concernent pas uniquement un seul pays, mais tous les Etats du Maghreb.

De même, il a mis l’accent sur l’importance de prendre en compte la situation sécuritaire dans la sous-région du Sahel, notamment celle qui prévaut au Mali et qui a des "répercussions directes" sur les pays du voisinage. M. Mededci a également insisté sur la nécessité de parvenir à élaborer une vision commune sur les défis sécuritaires dont fait face la région maghrébine.

Cela doit se faire, a-t-il expliqué, à travers la consolidation des liens entre les pays de l’UMA, la mise en place d’instruments et de mécanismes adéquats pour une coopération opérationnelle dans le domaine de la lutte antiterroriste, le crime transnational et le blanchiment d’argent.

"Il est tout autant important de renforcer notre coopération juridique et judiciaire et redynamiser les conventions conclues entre nos pays respectifs, tout en oeuvrant à sécuriser nos frontières communes pour les préserver contre toutes ces menaces", a-t-il ajouté. A cet égard, le chef de la diplomatie algérienne a considéré que le partenariat reste la voie idoine" pour une coopération intermaghrébine dans ce domaine. "Cette situation nous dicte plus d’effort, une meilleure coordination et une coopération accrue, ainsi que le déploiement de tous nos moyens et de toutes nos capacités pour faire face à ce genre de menaces", a-t-il soutenu.

Pour ce faire, et en vue de "réaffirmer cette conviction", M. Medelci a formulé le voeux pour une participation "active" de tous les pays maghrébins à la deuxième conférence sur le "partenariat, la paix et le développement" qui aura lieu, durant les mois prochains, probablement à Niamey (Niger) après celle tenue à Alger en septembre 2011.

Les travaux de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UMA se poursuivent en séance à huis clos avec la participation des cinq pays membres de l’Union (Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie et le Maroc). La réunion à laquelle prend part le secrétaire général de I’UMA, M. Habib Ben Yahia, est consacrée à la question de la sécurité dans la région. Elle se tient conformément à la décision du Conseil des ministres des Affaires étrangères, tenu à Rabat le 18 février dernier. Elle a lieu à l’initiative du gouvernement algérien.

 

Algerie – ennaharonline

 
 

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