En direct

L'Afrique de l'Ouest "en première ligne" face à Aqmi

L’Afrique de l’Ouest est "en première ligne"  face à la menace des mouvements jihadistes au Sahel mais "n’a pas les moyens  militaires pour faire face seule", a déclaré vendredi le président sénégalais  Macky Sall sur la chaîne LCI.    Les groupes armés dominés par les islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb  islamique (Aqmi) qui occupent le nord du Mali constituent "une menace pour  toute la sous-région mais particulièrement pour le Sénégal", a estimé M. Sall  au premier jour d’une visite en France.    "Aujourd’hui c’est l’Afrique de l’Ouest qui est en première ligne. Mais  l’Afrique de l’Ouest n’a pas les moyens militaires seule de faire face", a-t-il  dit, en ajoutant que "ce qui se passe au nord Mali mérite toute l’attention de  la communauté internationale".    Il a souligné que "le Sénégal est dans la frange la plus occidentale" de  l’Afrique "et occupe une position stratégique privilégiée. Il y a des  Occidentaux au Sénégal, donc il est aisé de comprendre que s’ils (les  jihadistes) arrivent à percer, évidemment ils vont s’en prendre au Sénégal et  aux intérêts étrangers et français notamment au Sénégal. Donc la menace  concerne le monde entier".    Le nouveau président sénégalais a salué "l’important travail" accompli par  la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour rétablir  les conditions de la sécurité au Mali.    "La Cédéao agit aujourd’hui à Ouagadougou pour renforcer et élargir les  bases du gouvernement malien de façon à lui permettre de stabiliser le pouvoir  de transition, et donc de faire face à la nécessité de reconquérir le nord".  Mais avant cette reconquête, "il faudra détruire l’arsenal militaire qui vient  de Libye, qui vient d’ailleurs et qui est énorme", a-t-il relevé.    Selon Macky Sall, la formation d’un gouvernement au Mali ne devrait prendre  que "trois jours, une semaine". Après cela, "ce gouvernement fera appel à la  Cédéao dont les forces sont prêtes. A partir de ce moment, on pourra demander  la force internationale".    Lors d’un sommet samedi à Ouagadougou, le président burkinabè Blaise  Compaoré et plusieurs chefs d’Etat de la région doivent retrouver des  représentants de la classe politique et de la société civile du Mali en vue de  mettre en place un "gouvernement d’union nationale" dans ce pays.    La Cédéao est disposée à envoyer une force militaire au Mali afin de  reconquérir le nord du pays, mais attend pour cela un feu vert des autorités  maliennes et de l’ONU.    Le Conseil de sécurité de l’ONU, dans une résolution jeudi, a indiqué  "soutenir pleinement" les efforts de la Cédéao et de l’Union africaine pour  régler la crise, mais ne leur a pas encore donné de mandat onusien pour  déployer une force africaine contre les rebelles qui contrôlent le Nord.
 
 

Algerie – ennaharonline

   

commentaires

commentaires

Voir plus

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *