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Lakhdar Brahimi : Nous n’avons pas aidé l’Afghanistan

  •    M. Brahimi, un diplomate algérien chevronné, avait présidé en 2001 la conférence de Bonn, qui a permis l’installation de l’administration du président afghan Hamid Karzaï après l’offensive américaine qui a chassé les talibans du pouvoir.
  •    "Nous payons aujourd’hui le prix des erreurs commises dès le début", juge M. Brahimi, estimant que "presque tout" s’est délité dans le pays depuis la conférence de Bonn.
  •    La prochaine conférence consacrée à l’Afghanistan, prévue le 31 mars à La Haye et organisée à l’initiative de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, "arrive après six très longues années de gâchis", estime-t-il.
  •    M. Brahimi dit avoir plaidé pour une nouvelle conférence de Bonn en 2003, mais "personne n’a écouté" à l’époque, et l’attention du président George W. Bush était entièrement tournée vers l’Irak.
  •    Selon lui, la base dont dispose le président Karzaï est trop étroite et la communauté internationale n’a eu aucune stratégie commune ces dernières années, sinon mener une vague "guerre contre le terrorisme".
  •    Les talibans "ne sont pas universellement appréciés en Afghanistan", poursuit le diplomate, mais "je crains que le gouvernement actuel ne soit pas en meilleure posture que celui des moujahidines" qui a conduit au retrait de l’envahisseur soviétique mais s’est déchiré avant d’être à son tour chassé du pouvoir par les talibans en 1996.
  •    Selon lui, l’administration Obama ne devrait pas considérer le président Karzaï, possible candidat à sa propre succession, comme un membre de l’administration Bush. "Le président Karzaï a très bien servi son pays, dans des circonstances très complexes et difficiles. Nous, la communauté internationale, ne l’avons pas beaucoup aidé", juge-t-il.
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  • Ennaharonline/ AFP

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