Economie

Laksaci: De «bons» indicateurs financiers et une balance des paiements «plus vulnérable»

La Banque d’Algérie (BA) s’est félicitée mercredi des performances macro-économiques réalisées par l’Algérie en 2013 mais a, une fois encore, mis en garde contre une balance des paiements de plus en plus vulnérable. L’évolution de la balance extérieure courante en 2013 confirme "la vulnérabilité de la balance des paiements extérieurs à toute contre-performance des exportations d’hydrocarbures", a-t-il d’autre part averti. L’excédent de la balance des paiements de l’Algérie a fléchi à 130 millions de dollars en 2013, affecté par la baisse des recettes pétrolières, d’un côté, et la hausse des importations de l’autre, selon la note de la BA. En 2012, cet excédent était de 12,6 milliards (mds) de dollars. Il était de 20,14 mds USD en 2011. Laksaci a imputé cette défaillance de la balance des paiements au fort recul des quantités d’hydrocarbures exportées qui ont baissé de 7,3%. En valeur, les recettes des exportations des hydrocarbures se sont contractées de 10,2% s’établissant à 63,3 mds de dollars en 2013 contre 70,5 mds de dollars en 2012. Le recul de la balance des paiements a été en outre aggravé par une hausse des importations de biens qui se sont chiffrées à 55,1 mds de dollars en 2013 contre 51,5 mds de dollars en 2012.
"Faible progression" des réserves de change
Les réserves de change de l’Algérie (or non compris) s’affichaient en légère hausse à fin décembre 2013, se chiffrant à 194,012 milliards (mds) de dollars contre 190,66 mds de dollars en 2012, a annoncé le gouverneur de la Banque d’Algérie. "Si la progression des réserves de change a été faible comparativement aux années 2011 et 2012, la position financière nette de l’Algérie reste solide", a-t-il déclaré. Laksaci a précisé que la solidité financière de l’Algérie a été soutenue par un niveau "historiquement bas" de la dette extérieure qui s’est chiffrée à 3,39 mds de dollars à fin 2013. Le matelas en devises de l’Algérie est à un niveau qui dépasse actuellement "les seuils d’adéquation habituels pour les pays émergents" ce qui permet à l’Algérie de faire face à d’éventuels chocs externes et de préserver sa stabilité, a-t-il relevé.
Une centrale des risques crédits modernisée courant 2014
La Banque d’Algérie (BA) lancera sa centrale des risques crédits modernisée courant 2014, a indiqué mercredi son gouverneur Mohamed Laksaci, en annonçant la mise en œuvre par les banques des normes prudentielles de Bâle II à partir d’octobre prochain. "L’année 2014 verra la mise en place d’une centrale des risques moderne et globale" a déclaré le gouverneur au cours de la présentation du rapport trimestriel de la BA sur les tendances monétaires et financières du pays. Il précise à ce propos que le reporting de la plupart des banques en matière des risques encourus dans l’octroi des crédits est pratiquement à jour. Ces banques informent la BA en temps réel des crédits qu’elles accordent à leur clientèle.

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!