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L'Algérie dément tout contact avec l'ambassadeur du Maroc sur des "présumés tirs" contre un poste frontalier

L’Algérie a démenti mardi toute prise de contact avec l’ambassadeur du Maroc sur des "présumés tirs" de son armée contre un poste frontalier, comme il a été relayé par la presse officielle marocaine."Nous marquons notre grande surprise au sujet de cette dépêche de la MAP (agence officielle du Maroc) car, je dois souligner qu’aucune démarche n’a été effectuée par l’ambassadeur du Maroc auprès des autorités algériennes compétentes", a souligné le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères Amar Belani, cité par l’APS.Les autorités marocaines ont indiqué à l’agence MAP que des éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) algérienne ont effectué lundi soir "des tirs en direction du poste frontalier d’Ait Jormane, dans la province de Figuig (830 km à l’est de Rabat)".Pour demander des explications à ce sujet, le ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération a indiqué mardi dans un communiqué que "l’ambassadeur de Sa Majesté le Roi à Alger a pris contact avec les autorités algériennes compétentes".En réfutant ces "allégations", le responsable algérien a rappelé que "dans le cas où de présumés incidents devaient être signalés, il existe pour cela les canaux habituels que l’ambassadeur connaît bien", tout en s’interrogeant sur "les mobiles qui sont derrière la médiatisation de démarches qui n’ont pas eu lieu".Plutôt dans la journée, et réagissant à cet incident, le chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra a lors d’une conférence de presse animée conjointement avec son homologue finlandais Erkki Tuomiojia, en visite à Alger, rappelé que "les frontières sont fermées, donc nous sommes tenus d’appliquer les lois de notre pays qu’il s’agisse des incursions de personnes, de trafiquants de drogues, de contrebandiers ou des immigrés clandestins".Alger a unilatéralement fermé la frontière avec le Maroc en 1994, après que Rabat a commencé à imposer des visas d’entrée aux ressortissants algériens, à la suite d’un attentat à la bombe à Marrakech, attribué aux services secrets algériens. L’Algérie refuse toujours de rouvrir la frontière, jugeant que les autorités marocaines ne font pas assez d’efforts pour empêcher l’introduction de stupéfiants sur son territoire.

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