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L'Algérie et l'Espagne peuvent développer un partenariat hors du domaine de l'énergie

L’Algérie et l’Espagne peuvent développer un partenariat stratégique permettant d’ouvrir leur coopération bilatérale à d’autres domaines outre les hydrocarbures, a affirmé à Madrid le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra."J’ai bon espoir qu’à terme l’Algérie et l’Espagne pourront développer un partenariat stratégique dans lequel, à côté du secteur de l’énergie, se développent d’autres piliers de coopération, notamment en matière d’industrie, de tourisme et d’agro-alimentaire", a-t-il soutenu lors d’une conférence animée mercredi au siège de la Casa Arabe à Madrid.M. Lamamra a saisi cette occasion pour encourager les hommes d’affaires espagnols à explorer les opportunités d’affaires et d’investissement que leur offre l’Algérie dans tous les domaines."Dans leurs plans d’expansion les entrepreneurs espagnols peuvent compter sur l’appui des autorités algérienne et d’un cadre juridique qui offre de nombreux avantages fiscaux pour les investissements étrangers qui souhaitent développer de véritables projets en Algérie, en association avec des entreprises locales et à partir d’une perspective à long terme qui peut nous garantir le transfert effectif de la technologie, de la formation et du savoir-faire", a-t-il soutenu.Le ministre a indiqué, dans ce contexte, que les gouvernements des deux pays ont favorisé les instruments juridiques bilatéraux nécessaires pour mener à terme le développement de leurs relations économiques.Depuis la signature, en 2002, du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération entre les deux pays, plusieurs accords et conventions bilatérales ont été signés pour permettre le développement de la coopération économique et les relations d’affaires, a-t-il rappelé.Les perspectives d’évolution des flux commerciaux entre l’Algérie et l’Espagne sont, a-t-il dit, "prometteuses", ajoutant qu’en 2011, l’Espagne s’était située au rang de troisième client de l’Algérie derrière les Etats-Unis d’Amérique et l’Italie, et de 4ème fournisseur après la France, la Chine et l’Italie.L’Espagne a été également le premier investisseur étranger en Algérie. En 2013, les échanges commerciaux bilatéraux ont dépassé les 15 milliards de dollars, faisant de l’Espagne le premier partenaire commercial de l’Algérie.La présence de l’entreprise espagnole sur le marché algérien a, pour sa part, évolué de manière très significative ces dernières années.Au plan euro-méditerranéen, M. Lamamra a affirmé que l’Algérie était un "partenaire actif" au sein du processus de l’Union pour la Méditerranée, processus actuellement en butte à des obstacles. Dans ce cadre, l’Algérie est, a-t-il ajouté, "vivement intéressée par un approfondissement de sa coopération avec l’Union Européenne dans le cadre de la politique nouvelle de voisinage et des opportunités qu’elle ouvre.Au plan régional, M. Lamamra a affirmé que l’Algérie était profondément animée par la volonté d’aller de l’avant dans la réalisation du Maghreb Arabe et "reste convaincue que les difficultés, même objectives et sérieuses, ne sauraient constituer un frein durable face à la nécessité pressante de l’intégration maghrébine".Concernant la question du Sahara Occidental, il s’agit a-t-il dit, d’"un cas de décolonisation encore inachevée", et l’Algérie soutient pleinement les efforts des Nations Unies pour parvenir à un règlement juste et durable consacrant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. "Dans cette voie, l’Algérie ne désespère pas d’un rapprochement entre nos frères marocains et sahraouis pour ensemble faire de la solution de ce conflit un facteur d’impulsion de la construction maghrébine", a-t-il souhaité.S’agissant de la situation dans la région du Sahel, et plus particulièrement au Mali, pays qui sort d’un grave conflit interne, M. Lamamra a affirmé que l’Algérie appuyait "pleinement" les efforts menés pour la restauration totale de l’autorité de l’Etat au Mali.D’un autre côté, l’Algérie reste pleinement engagée pour apporter comme elle l’a toujours fait par le passe, son aide pour le règlement de la question du Nord du Mali, question sur laquelle il y a toujours eu une médiation algérienne."Sur cette question, nous avons toujours plaidé pour une solution visant à la réconciliation dans le cadre du dialogue et de la concertation confortant l’unité et l’intégrité territoriale de ce pays frère et voisin. Les efforts en cours de l’Algérie relèvent de cette cohésion", a-t-il expliqué.Concernant la région sahélo-saharienne, fragilisée au cours des dernières années par la conjonction de plusieurs phénomènes criminels comme le terrorisme, le crime organisé et le trafic de drogue, l’Algérie a toujours été à la pointe de la coopération régionale, multipliant les initiative destinées à assurer le traitement de ce problème par les pays de la région dans un cadre solidaire, a ajouté le ministre, rappelant la coopération "ambitieuse" en matière de sécurité initiée dans le cadre de pays du champ.S’agissant de la situation dans les pays arabes touchés par le phénomène appelé "printemps arabe", le chef de la diplomatie algérienne a souligné que l’Algérie, qui a fait de la non ingérance, un principe cardinal de sa diplomatie "croit aux vertus du dialogue et à la nécessité de la réconciliation nationale ainsi qu’aux transitions pacifiques et inclusives", a encore souligné M. Lamamra.

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