En direct

L'Algérie profondément préoccupée par la situation en Libye (MAE)

"L’Algérie suit avec une profonde préoccupation les développements en cours en Libye", a déclaré Ramtane Lamamra à l’APS, ajoutant que "les autorités du pays participent à de larges consultations officieuses avec différentes parties et partenaires". Voisine de la Libye, l’Algérie avait soutenu le régime de l’ex-dictateur libyen, Mouammar kadhafi jusqu’à sa chute, craignant déjà un risque d’instabilité en Afrique du Nord.

Tout en réitérant le principe "de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays", M. Lamamra a indiqué que l’Algérie "est pleinement attentive à une situation d’instabilité et d’insécurité qui inflige de lourdes épreuves au peuple libyen frère et qui engendre des défis multiples pour les pays voisins de la Libye". 

Le chef de la diplomatie algérienne a précisé avoir reçu plusieurs communications téléphoniques de ses homologues des pays voisins de la Libye et du secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Nabil El Arabi, ajoutant que des contacts diplomatiques ont également eu lieu avec notamment la commission de l’Union africaine. Mercredi, la compagnie publique algérienne Air Algérie a indiqué à l’AFP qu’elle allait suspendre, pour des raisons de sécurité, ses vols sur la Libye, une fois le rapatriement des Algériens terminé.

Vendredi, le ministère des Affaires étrangères avait annoncé la fermeture de l’ambassade et du consulat général algérien à Tripoli en raison d’une "menace réelle et imminente" visant ses diplomates. Dimanche, ce fut le tour du groupe pétrolier algérien Sonatrach de prendre la décision de rapatrier ses employés de Libye par "mesure préventive".

Pays clef dans la production pétrolière en Afrique du Nord, la Libye est en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, les autorités de transition ne parvenant pas à contrôler les innombrables milices armées qui font la loi. Après l’attaque dimanche du Parlement à Tripoli et l’offensive lancée parle chef d’une force paramilitaire contre des groupes radicaux dans l’est, la crise s’intensifie.

De nombreux enlèvements et attaques visant les représentations diplomatiques et les ressortissants étrangers ont eu lieu depuis la chute du régime de Kadhafi. Ces attaques ne sont pas revendiquées mais régulièrement attribuées à des islamistes radicaux.

 

    

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close