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L’Algérien qui terrorise la France

  • Ces informations sont parvenues peu après les menaces proférées par l’organisation El Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) à la fin du mois de juillet dernier contre les intérêts français et suite à la mort de ses éléments activant au sein de la phalange El Forkane au nord du Mali.
  • Les services de sécurité français ont alors mis en place des moyens techniques et humains dans la région du Sahel.
  • Les services de renseignement français ont reçu des informations sur le retour d’islamistes français d’Afghanistan vers l’Europe dans des conditions ambiguës et sans plus de détails sur les opérations qu’ils comptaient commettre.
  • Ces informations tenues secrètes parlent du retour d’un français d’origine algérienne, Riadh Hennouni, d’Afghanistan vers l’Europe. Ce dernier avait quitté la France vers une destination inconnue en 2009.
  • Riadh Hennouni, suspecté de préparer des attentats en France a un frère, Réda, qui a été en Afghanistan auparavant et un frère cadet, Fouad, tous faisaient des voyages de temps en temps en Algérie chez des proches dans la wilaya de Chlef. La dernière fois était en 2009.
  • Selon les informations détenues par Ennahar, Riadh a vécu pendant quelques temps chez sa sœur Nadjia, en Italie.
  • Vers la fin du mois d’août derniers, les autorités italiennes, qui filaient Riadh depuis trois jours dans la ville de Naples, ont arrêté ce dernier le trois septembre dernier. Il était, selon eux, en possession d’un kit de fabrication des explosifs.
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  • Un mandat d’arrêt a été délivré contre lui, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, par la justice française, sur la base d’un rapport global fait par le DCR, contenant des informations selon lesquelles Riadh Hennouni aurait reçu un entraînement militaire en Afghanistan pour l’exécution d’attentats en Europe et particulièrement en France.
  • Les renseignements fournis par les enquêteurs italiens, n’ont permis que le démantèlement d’un réseau de 21 éléments entre les villes de Bordeaux et Marseille, spécialisé dans la falsification de documents de voyage et un autre en possession d’armes, ayant des relations avec des milieux extrémistes sur le territoire français.
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  • En dépit de l’urgence avec laquelle  Paris a tenté d’imposer à l’Italie, les procédures judiciaires ont poussé le procureur général près la Cour de Naples, de reporter l’examen de la demande française de se voir livré Riadh Hennouni au 13 octobre avec la possibilité que la décision soit soumise à l’appel du second degré, ce qui   retardera le processus des semaines.
  • Le ministre français de l’intérieur, Brice Hortefeux, a prié les autorités italiennes de faire les efforts nécessaires afin de le remettre avant la fin octobre pour les besoins de l’enquête sur l’identité des autres membres du réseau, notamment que les 21 suspects arrêtés entretenaient des relations avec des groupes extrémistes.
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  • Ennahar/ Anis Rahmani
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  • Son nom figure dans tous les médias internationaux. Riadh Hennouni est ce jeune homme âgé de 24 ans, arrêté à Naples et présenté comme le « djihadiste français ». Après avoir passé un an dans la zone tribale à la frontière pakistano-afghane, les services américains avaient signalé son retour en Europe à leurs homologues français et italiens. Il a été interpellé en possession d’un manuel de fabrication d’explosifs. La France demande l’extradition du terroriste présumé.
  • Riadh terroriste ? Ceux qui l’ont côtoyé ne cachent pas leur surprise. « On ne le reconnaît pas dans ce portrait-là, résume une des personnes que nous avons contacté. Nous sommes étonnés. Nous attendons d’en savoir plus, de le rencontrer quand il sera extradé en France. Pour l’instant, on n’a que la version qui est relayée par les médias. »
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  • A l’étranger pour étudier
  • Riadh Hennouni a quitté la France depuis avril 2009. Depuis il donnait très peu de nouvelles, appelant sa mère pour lui dire que tout allait bien. Pour le reste, rien dans son parcours en France ne laisse à penser à quelqu’un qui aurait versé dans l’intégrisme. Un casier judiciaire vierge, il faisait des petits boulots, de l’intérim et habitait chez sa mère en Seine-Saint-Denis. Il a trois frères et une soeur. « C’est une famille très unie de musulmans tolérants. Les femmes ne portent pas le voile. Il était croyant, faisait sa prière mais c’était tout. »
  • Un autre proche complète : « Il n’avait rien d’un intégriste. Il faisait la bise aux femmes, était un bon vivant apprécié de tous. Jamais on ne l’a entendu faire de la propagande. » D’après ses proches, Riadh était parti à l’étranger pour étudier

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