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Lamamra : « L'édification du Maghreb arabe représente l'un des principaux socles sur lesquels repose la politique extérieure de l'Algérie »

 Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a mis en exergue hier jeudi, l’importance de la volonté politique devant animer les pays membres pour l’édification de l’union maghrébine, "en faisant abstraction de certaines lacunes" et "en évitant de mêler les questions conflictuelles" à l’action maghrébine commune. Lamamra, qui présidait la cérémonie de célébration du 25e anniversaire de création de l’Union du Maghreb arabe (UMA), a souligné que pour édifier un espace maghrébin "cohérent et intégré", il importe de "dépasser les différends" et d’œuvrer à "prémunir l’action maghrébine contre l’influence des contingences". L’édification du Maghreb arabe représente "l’un des principaux socles sur lesquels repose la politique extérieure de l’Algérie ", a réitéré le ministre, ajoutant qu’il s’agit également "de priorités qu’elle œuvre à réaliser". Cette question constitue aussi "l’une des constantes" dans les visions stratégiques de l’Algérie et "la prospective de l’avenir de la région". Associer le recul de l’activité de cette union à des contingences qui auraient influé sur son fonctionnement est une approche erronée, la preuve, a-t-il dit, en est que la création de l’UMA en 1989, est intervenue dans une conjoncture "marquée par des questions régionales et internes tout aussi sensibles et difficiles que celles enregistrées à l’heure actuelle". Il a rappelé que le conflit au Sahara occidental en était encore à l’étape armée et l’affaire Lockerbie faisait pesait des menaces sur la Libye qui s’est vue imposer un embargo international, au moment où l’Algérie vivait au rythme des évènements politiques, et ce outre les tensions qui caractérisaient les relations entre certains pays du Maghreb. Cependant, a-t-il indiqué, l’action maghrébine a connu à ses débuts "une forte dynamique" qui a abouti à la tenue de 6 sommets maghrébins,  le dernier en date a eu lieu en 1994. Lamamra a évoqué la participation algérienne au processus de l’UMA marquée par "un engagement indéfectible", précisant que l’Algérie "n’a pas manqué à ses responsabilités à la présidence de l’Union, même dans les conditions les plus difficiles, au moment où le processus maghrébin était menacé d’effondrement". L’attachement de l’Algérie à conférer une dimension maghrébine à sa politique extérieure remonte à l’avant indépendance, "cette position existentielle ayant été consacrée dans la Déclaration du 1er novembre qui a fait de la réalisation de l’union de l’Afrique du nord un des objectifs de la guerre de libération". Cette vision s’est poursuivie même après l’indépendance puisque la Constitution a consacré l’appartenance maghrébine de l’Algérie, en soulignant dans son préambule que "l’Algérie est partie intégrante du grand Maghreb", a encore rappelé  Lamamra. Pour la période actuelle qui, selon lui, "n’est pas à la hauteur des défis auxquels sont confrontés les pays de la région", le chef de la diplomatie algérienne a souligné que l’aboutissement de l’action commune exige aujourd’hui "une vision ferme pour l’avenir qui se traduit par des mesures pratiques et des positions courageuses répondant aux aspirations des générations au rapprochement et aux exigences de l’ère des regroupements et des grands marchés". Les pays maghrébins sont parvenus aujourd’hui à une approche unifiée, a-t-il dit, ajoutant qu’"ils s’accordent désormais sur l’importance de revoir le système de l’action maghrébine" de manière à l’adapter aux exigences et aux développements dictés par le rythme de la coopération, tout comme ils relèvent la "faiblesse" des résultats après un quart de siècle de la création de l’union maghrébine. Toutes ces vicissitudes n’entameront pas la détermination de l’Algérie à poursuivre ses efforts sincères pour l’avènement d’un espace magrébin en harmonie avec les valeurs et principes partagés par les peuples de la région", a-t-il conclu. La cérémonie a été marquée par la présence de plusieurs personnalités politiques et nationales notamment les anciens chefs d gouvernement Belaid Abdesselam et Smail Hamdani ainsi que des membres du corps diplomatique accrédité à Alger et des membres du gouvernement.
 

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