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L'armée syrienne se prépare à lancer la bataille d'Alep

  L’armée syrienne s’apprête à lancer une  offensive sur Alep (nord) après avoir reconquis Qousseir avec l’appui du  Hezbollah chiite libanais, dont l’implication en Syrie a provoqué des  manifestations et des heurts à Beyrouth faisant un mort.    Quatre jours après la conquête de Qousseir, l’armée syrienne se préparait à  tenter de reprendre le contrôle d’Alep, la deuxième ville du pays.    "Il est probable que la bataille d’Alep commence soit dans les heures, soit  dans les jours qui viennent, et ce en vue de récupérer les villages et les  villes occupés (par les rebelles) dans la province", a déclaré à l’AFP un  responsable des services de sécurité syriens.    A Beyrouth, où le débordement du conflit syrien inquiète, des jeunes ont  manifesté devant l’ambassade d’Iran contre la participation de combattants du  Hezbollah dans les combats en Syrie et un jeune manifestant libanais a été tué  par balles.     Il s’agit de l’incident lié au conflit syrien le plus grave dans la  capitale libanaise, deux jours après une mise en garde de l’armée contre des  "complots" pour entraîner dans la guerre un Liban divisé entre partisans et  opposants au régime d’Assad.    "La victime a été tuée par balles dans le dos alors qu’elle participait à  une manifestation contre le Hezbollah devant l’ambassade d’Iran", a indiqué un  responsable des services de sécurité à l’AFP.    Selon l’armée, le jeune homme a été abattu après une bagarre entre  manifestants anti-Hezbollah et partisans du parti chiite devant l’ambassade  d’Iran, parrain politique et militaire du mouvement.    "Le Liban n’a jamais été aussi fragile, ils sont en train de transférer la  guerre de Syrie dans le pays. L’armée libanaise doit se déployer à la frontière  pour empêcher le Hezbollah d’entrer en Syrie", a affirmé à l’AFP Charles  Jabbour, organisateur d’une autre manifestation dans le centre de Beyrouth.    Au Liban, la majorité des chiites sont favorables au régime syrien, tandis  que les sunnites soutiennent la cause de l’opposition.    L’appui du Hezbollah a été déterminant dans la bataille de Qousseir,  remportée par le régime à l’issue de deux semaines de bombardements et de  combats.    Selon un responsable de la Croix-Rouge libanaise, au moins 87 Syriens  blessés à Qousseir ont été hospitalisés au Liban depuis vendredi après-midi.    Des dizaines de rebelles blessés et de civils sont aussi arrivés à Aarsal,  une localité à majorité sunnite de l’est du Liban et à al-Qasr, dans le  nord-est. "Ils sont arrivés épuisés, ils n’ont rien", a raconté Ahmad Hojeiri,  un responsable municipal d’Aarsal, évoquant des récits souvent dramatiques.    Selon des experts, le régime, fort de son succès à Qousseir, se prépare à  attaquer d’autres régions qui échappent à son contrôle.    Selon le quotidien Al-Watan, proche du pouvoir, l’armée a "commencé à se  déployer à grande échelle dans la province d’Alep, en préparation à une  bataille qui sera livrée à l’intérieur de la ville et dans sa périphérie".    Les rebelles avaient lancé la bataille d’Alep il y a près d’un an et  depuis, des combats et des bombardements quotidiens secouent la ville,  ex-capitale économique de Syrie.    L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui s’appuie sur un  réseau de militants et de sources médicales, avait rapporté vendredi que  l’armée massait des "milliers" de soldats" dans la région d’Alep, et que le  Hezbollah avait envoyé "des dizaines de ses cadres pour former des centaines de  Syriens chiites au combat".    Dimanche, l’OSDH a aussi rapporté qu’un groupe de rebelles islamistes  avaient abattu un adolescent de 15 ans après l’avoir entendu utiliser une  expression qu’ils ont considérée comme blasphématoire, dans un quartier d’Alep  tenu par les insurgés.    L’adolescent a été tué de deux balles, l’une dans la bouche, l’autre dans  la nuque, devant ses parents et ses frères et soeurs, a précisé Rami Abdel  Rahmane, directeur de l’OSDH.    La situation en Syrie a été au menu d’un entretien téléphonique entre le  Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président russe Vladimir  Poutine, après l’offre de Moscou de remplacer le contingent autrichien sur le  Golan.    "Nous avons parlé de sujets liés à la Syrie où la situation est chaque jour  un peu plus complexe", a déclaré M. Netanyahu dans un communiqué.    Jeudi, des heurts avaient opposé rebelles et troupes syriennes pour le  contrôle de Qouneitra, poste de passage dans la zone démilitarisée entre la  Syrie et Israël.    De son côté, la Jordanie a annoncé dimanche le début d’importantes  manoeuvres militaires, auxquelles participent plus de 8.000 soldats et  observateurs de 19 pays différents, insistant sur le fait qu’elles n’avaient  aucun lien avec le conflit en Syrie.    Environ 4.500 soldats américains et 3.000 jordaniens participent à  l’exercice aérien, maritime et terrestre "Eager Lion 2013", qui prendra fin le  20 juin. 

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