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Le CNS nie accepter un gouvernement d'union dirigé par un membre du régime

Le Conseil national syrien (CNS) refuse  tout gouvernement d’union nationale présidé par un membre du régime, a déclaré  mardi à l’AFP une de ses porte-parole, Bassma Kodmani, contrairement à ce  qu’avait affirmé plus tôt un autre porte-parole du CNS, George Sabra.    "Il n’a jamais été question d’un gouvernement d’union nationale présidé par  un membre du régime", a déclaré à Paris Mme Kodmani, responsable des relations  extérieures de cette instance qui rassemble la majorité des courants de  l’opposition syrienne.    "D’un gouvernement de transition il est question bien sûr mais de  l’opposition, pas présidé par un membre du pouvoir", a insisté Mme Kodmani.    Dans la matinée, George Sabra, membre du CNS, avait affirmé à l’AFP à  Beyrouth que l’opposition syrienne était prête à accepter qu’une "personnalité  du régime" du président syrien Bachar al-Assad dirige le pays pendant une  période de transition.    "Nous sommes d’accord pour le départ d’Assad et le transfert de ses  pouvoirs à une des personnalités du régime pour diriger une période de  transition à l’instar de ce qui s’est passé au Yémen", avait-il expliqué.    Interrogé sur la "personnalité" du régime qui serait acceptée par  l’opposition, M. Sabra avait répondu: "La Syrie dispose de personnalités  patriotiques même au sein du régime et certains officiers de l’armée syrienne  peuvent jouer un rôle" dans la transition.    Interrogé lors d’un point-presse, le porte-parole du ministère français des  Affaires étrangères, Bernard Valero, avait semblé plutôt bien accueillir la  déclaration de George Sabra."Tout ce qui peut permettre de parvenir le plus rapidement possible à la  fin des violences (…) et à la formation d’un gouvernement provisoire va dans  la bonne direction", a déclaré M. Valero.    Fin juin, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU  (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Russie, Chine) étaient tombés d’accord à  Genève sur le principe d’une transition avec un nouveau gouvernement comprenant  des représentants du régime et de l’opposition, sans toutefois mentionner le  départ du président syrien.    Depuis, cet accord a suscité des interprétations radicalement divergentes,  Paris et Washington estimant qu’il donne des garanties sur une transition sans  le dirigeant syrien, Moscou et Pékin, opposés au départ forcé d’Assad,  maintenant qu’il revient aux Syriens de déterminer leur avenir.
     
 
  Algerie – ennaharonline

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