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Le début de l’évacuation de l’arsenal chimique syrien salué comme un progrès

Le début de l’évacuation de l’arsenal chimique syrien a été salué mercredi comme un progrès, avant sa destruction totale dans le cadre du plan conclu à l’initiative des Etats-Unis et de la Russie, et ce à deux semaines de la Conférence de Genève 2 sur le conflit en Syrie.

La mission conjointe menée par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et l’ONU ont annoncé la veille qu’une première cargaison d’agents chimiques a été évacuée de Syrie en vue de sa destruction.

Cette première étape "représente un progrès vers l’élimination de l’arsenal syrien d’armes chimiques. Mais davantage reste encore à faire", a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine, Jennifer Psaki.

La porte-parole a souligné que la responsabilité de l’acheminement de ces chargements d’agents chimiques vers la ville de Lattaquié incombe à la Syrie, et ce en vue de faciliter leur destruction "comme cela a été clairement signifié par la communauté internationale".

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon s’est également félicité du début de l’évacuation de l’arsenal chimique syrien, évoquant des progrès effectués dans le transfert des agents chimiques.

Selon l’ONU, le secrétaire général a été informé par la mission conjointe de l’OIAC des Nations Unies qu’il y a eu de nouvelles avancées dans le déplacement et l’élimination de l’arsenal chimique syrien.

Il s’agit, d’après la mission conjointe, d’"un premier lot d’agents chimiques prioritaires évacué deux sites syriens, transporté au port de Lattaquié pour vérification puis chargé sur un navire commercial danois".

Une fois rassemblés à Lattaquié, ces composants chimiques doivent, par la suite, être transportés jusqu’à un port italien, où ils seront transférés sur un navire de la marine américaine spécialement équipé pour les détruire en mer.

L’évacuation des agents chimiques les plus dangereux est la première étape clé du plan de démantèlement de l’arsenal syrien, conclu à l’initiative des Etats-Unis et de la Russie.

D’après la résolution 2118 du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée en septembre, la totalité de cet arsenal doit être détruite avant le 30 juin. Après le début du processus, la mission conjointe a encouragé les autorités syriennes à poursuivre leurs efforts pour terminer l’évacuation des agents chimiques dès que possible "de façon sûre et opportune".

Elle s’est engagée à aider la Syrie à honorer ses obligations conformément à la résolution 2118 du Conseil de sécurité des Nations unies et aux décisions du Conseil exécutif de l’OIAC.

Le transfert des armes chimiques syriennes intervient à deux semaines de la tenue le 22 janvier en Suisse de la Conférence de Genève 2 sur la Syrie, pour mettre fin aux violences dans ce pays où plus de 130.000 personnes sont mortes depuis mars 2011.

— Genève 2 : l’Iran absent de la liste des invités

Le Secrétaire général de l’ONU avait envoyé lundi les invitations aux participants, syriens et internationaux, pour prendre part à la conférence de paix sur la Syrie, dite Genève 2. La liste des participants avait été déterminée après réunion tripartite tenue le 20 décembre dernier entre la Russie, les Etats-Unis et les Nations Unies et elle comprend plus d’une trentaine de pays.

Le chef de l’ONU a souligné que cette conférence représente ’’ une occasion unique de mettre fin à la violence et de s’assurer que la paix soit rétablie et que la transition envisagée dans le Communiqué de Genève puisse être mise en £uvre d’une manière qui réponde pleinement aux aspirations du peuple syrien’’.

Cependant, l’Iran, allié du gouvernement syrien et important acteur dans la région, ne figure pas sur la liste des invités à la prochaine conférence. Mais selon un porte-parole de l’ONU, la question de la participation de Téhéran "n’était pas encore tranchée" et "serait discutée lors d’une rencontre le 13 janvier entre les chefs de la diplomatie russe et américain Sergueï Lavrov et John Kerry".

Washington qui est hostile à une participation de l’Iran, alors que l’ONU, la Russie et Damas souhaitent sa présence, a appelé Téhéran à accepter le Communiqué de Genève avant de prendre part à la Conférence.

Pour les Etats-Unis, l’Iran pourrait jouer un rôle constructif même s’il ne participait pas formellement aux négociations.

En réaction, les autorités iraniennes ont exprimé leur disposition à prendre part à la conférence, tout en soulignant qu’elles ne se soumettraient à aucune condition préalable.

La Conférence tiendra d’abord un segment international de haut niveau, sous la présidence du Secrétaire général de l’ONU, le 22 janvier prochain à Montreux, en Suisse.

Par la suite, des négociations entre les deux parties syriennes, facilitées par le Représentant spécial conjoint de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, débuteront le 24 janvier, au Palais des Nations à Genève.

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