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Le franco-algérien Djamel Beghal condamné à dix ans de prison en France

Beghal, déchu de sa nationalité française, a reconnu avoir été au courant d’un projet d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem, qu’il avait rencontré en prison. Mais il a nié lors du jugement en appel, comme en première instance, toute implication directe et va se pourvoir en cassation.

En décembre 2013, Belkacem et Beghal avaient été condamnés respectivement à 12 et 10 ans de prison pour ce projet d’évasion.

La justice française avait déjà condamné Beghal en 2005 à dix ans de prison pour avoir planifié des attentats en France, dont un contre l’ambassade des Etats-Unis à Paris.

C’est lors de cette détention qu’il avait rencontré Belkacem, ex-membre du Groupe islamique armé (GIA algérien) condamné en 2002 à perpétuité pour un attentat à la bombe en octobre 1995 à la station RER Musée d’Orsay à Paris, qui avait fait trente blessés. Les deux hommes étaient ensuite restés en contact. 

Belkacem détenant illégalement un portable en prison, les enquêteurs les avaient placés sur écoutes. Ils avaient lancé un coup de filet en mai 2010, saisissant notamment une kalachnikov et des munitions chez un complice, et dans la cellule de Belkacem des "recettes de poison", notamment pour fabriquer la très dangereuse toxine du botulisme.

Beghal de son côté avait été arrêté en juillet 2001 aux Emirats arabes unis, alors qu’il rentrait en France après un long séjour à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan.

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