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Le Hezbollah libanais a perdu 23 combattants dans l'assaut contre Qousseir

 Le Hezbollah libanais, en première ligne  des combats au côté de l’armée syrienne à Qousseir, affrontait lundi les  insurgés dans cette ville stratégique, après y avoir perdu au moins 23  combattants.    L’armée syrienne et le parti chiite, allié indéfectible du régime de Bachar  al-Assad, avaient lancé dimanche l’assaut sur cette ville, enjeu capital pour  le régime car elle relie Damas au littoral, sa base-arrière, mais qui est aussi  un point de passage d’armes et d’hommes pour les rebelles à partir du Liban  voisin.    Selon une source militaire syrienne, l’armée s’est emparée du sud, de l’est  et du centre de la ville, et se dirigeait vers le secteur nord où sont  retranchés les rebelles, qui tenaient la ville depuis plus d’un an.    La télévision officielle a aussi indiqué que "l’armée poursuivait les  terroristes (rebelles selon la terminologie du régime) dans les secteurs nord  et ouest de Qousseir".    Le quotidien al-Watan, proche du pouvoir, a indiqué de son côté que l’armée  a pris le contrôle "de la majorité des sites vitaux" de la ville et "détruit le  QG" des rebelles. Plusieurs commandants rebelles ont fui vers Tripoli, grande  ville du nord du Liban, selon le journal.    Aguerri aux combats de rue, le Hezbollah, qui s’est engagé dans des guerres  contre Israël, joue un rôle de premier plan dans les combats et a perdu  dimanche 23 "membres d’élite", selon l’Observatoire syrien des droits de  l’Homme (OSDH). Une source proche du parti chiite a fait état de 20 morts et de  30 blessés dans les combats.    "Ce sont eux qui ont commencé l’assaut dimanche, ils sont entrés en premier  et c’est pour ça qu’ils ont perdu 23 hommes", a expliqué Rami Abdel Rahmane,  président de l’OSDH, qui s’appuie sur un large réseau de sources médicales et  de militants en Syrie.    Al-Watan a assuré lundi que "l’armée contrôle la majorité de la ville,  ouvre un passage sécurisé pour la sortie des civils".    Les militants anti-régime sur place ont dénoncé de leur côté un "siège  étouffant imposé par le régime syrien et le Hezbollah libanais" et la violence  de l’assaut lancé dimanche.    "La journée d’hier a été la plus difficile depuis le début de la révolution  syrienne", a affirmé à l’AFP Hadi Abdallah, un militant à Qousseir via Skype.  "Je n’ai jamais vu autant de raids, Qousseir était bombardé de toutes parts".    "Contrairement à ce que dit le régime, il n’y a pas de sortie pour les  civils. Chaque fois que nous tentons d’évacuer quelqu’un, on est visé par les  tireurs embusqués, même les femmes et les enfants", a-t-il ajouté.    Par ailleurs, dans la même province de Homs, l’artillerie syrienne a  bombardé la ville rebelle de Rastane, selon l’OSDH.     Cette bataille décisive intervient alors que mercredi doit se réunir à  Amman, le groupe des "Amis de la Syrie", formé de pays hostiles au régime de  Bachar al-Assad. Onze ministre devraient y participer, dont le secrétaire  d’Etat américain John Kerry.    Cette réunion intervient, avant la réunion de l’opposition à Istanbul, qui  doit décider de sa participation à la conférence internationale qu’entendent  organiser en juin Moscou et Washington pour tenter de mettre fin à plus de deux  ans de guerre civile ayant fait au moins 94.000 morts selon l’OSDH.    Par ailleurs, des coups de feu en provenance de Syrie ont touché un secteur  du plateau du Golan occupé par Israël dans la nuit de dimanche à lundi, sans  faire de blessé ni de dégât, selon une porte-parole de l’armée israélienne qui  a précisé qu’il s’agissait de tirs d’armes légères et "le plus probablement de  balles perdues".    Le violence a fait dimanche au total 164 morts, dont 27 civils, 102  rebelles, 35 soldats.    Sur le plan humanitaire, l’organisation Oxfam a lancé un appel urgent aux  dons en prévenant que l’été allait augmenter les risques sanitaires pour les  centaines de milliers de réfugiés syriens en particulier en Jordanie et au  Liban.    Avec des températures qui doivent dépasser 40 degrés celsius et alors que  des centaines de réfugiés continuent à affluer chaque jour dans ces deux pays,  "les risques sanitaires doivent être traités d’urgence", a-t-elle indiqué  soulignant qu’"une hausse des cas de maladies liées à des questions de santé  publique comme la diarrhée et les infections cutanées a déjà été enregistrée"  parmi les réfugiés. 
   

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