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Le Jihad islamique dans la ligne de mire de l'armée israélienne

      Le Jihad  islamique, dans la ligne de mire de l’armée israélienne depuis la récente  intensification des tirs de roquettes et la reprise des liquidations dans la  bande de Gaza, veut porter le combat en Cisjordanie et en Israël, y compris en  relançant les attentats suicide.    Le mouvement radical a en revanche affiché son soutien au maintien de la  trêve avec Israël dans la bande de Gaza, en vigueur depuis la fin de  l’opération "Pilier de défense" (14-21 novembre 2012), que tente de faire  respecter le Hamas, au pouvoir dans l’enclave palestinienne.    La branche armée du Jihad islamique, les Brigades Al-Qods, deuxième force  combattante de Gaza, a revendiqué comme un de ses membres Ahmad Zaanine, tué  mercredi avec son cousin dans un raid israélien sur le nord de la bande de Gaza.    "Le sang de nos martyrs n’aura pas été versé en vain", ont assuré les  Brigades Al-Qods, sans pour le moment lancer de représailles contre Israël, qui  a justifié le raid par l’implication de Zaanine dans une récente vague de tirs  de roquettes.    Un autre responsable militaire du Jihad islamique avait été grièvement  blessé dimanche par une frappe israélienne alors qu’il circulait à moto au nord  de la ville de Gaza.    "Depuis l’opération Pilier de défense, il y avait une entente avec le Hamas  selon laquelle aucune liquidation n’aurait lieu tant que le calme serait  maintenu. Dès qu’il est apparu que le Hamas perdait le contrôle de la bande de  Gaza, cette arme a été ressortie", explique le correspondant militaire du  quotidien israélien Yediot Aharonot.    "Les liquidations ciblées demeurent le moyen de dissuasion le plus efficace  envers les organisateurs du terrorisme, surtout dans la bande de Gaza, où  l’armée israélienne ne peut pas entrer pour faire des arrestations",  contrairement à la Cisjordanie, souligne-t-il.    Le service de sécurité intérieure israélien, le Shin Beth, a annoncé le 2  janvier l’arrestation de quatre membres présumés d’une cellule du Jihad  islamique à Bethléem, en Cisjordanie, soupçonnés d’un attentat à la bombe  manqué contre un autobus le 22 décembre à Bat Yam, près de Tel-Aviv.    "La décision d’effectuer des opérations de martyre (attentats suicide,  NDLR) dans les villes sionistes est irréversible", a déclaré à l’AFP Abou  Ahmad, un commandant des Brigades Al-Qods.     "Ces opérations vont gêner l’Autorité (palestinienne, qui administre les  zones autonomes de Cisjordanie, NDLR) mais créeront une dissuasion face à  l’ennemi", a-t-il ajouté. 

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