Monde

Le leader d’Ennahda, exilé à Londres, "très bientôt" en Tunisie

  •    "Je suis avant tout un citoyen tunisien qui veut rentrer chez lui", a annoncé Rached Ghannouchi, précisant que ce retour se ferait "très bientôt, j’espère".
  •  
  •    Interrogé sur ses ambitions, M. Ghannouchi assure qu’il n’est "pas un Khomeiny (l’ayatollah Rouhollah Khomeiny, fondateur de la république islamique, ndlr) et la Tunisie n’est pas l’Iran", mais qu’il veut "apporter une contribution intellectuelle à ce tournant historique qui sort la Tunisie d’une ère de répression pour la mener à la démocratie", ajoute-t-il.
  •  
  •    "Nous ne voulons pas d’un régime à parti unique, quel qu’il soit", ni instaurer la charia. "Ce dont la Tunisie a besoin aujourd’hui, c’est de liberté et (…) d’une véritable démocratie", souligne-t-il,
  •  
  •    Il réclame aussi le départ des "membres de la vieille garde" encore présents dans les institutions de transition qui ne veut que mettre en place "une parodie de système pluraliste démocratique".
  •  
  •    En outre, à titre personnel, à bientôt 70 ans, il "ne brigue aucun mandat (…) il y a des jeunes gens pour ça dans notre mouvement", poursuit-il.
  •  
  •    Rached Ghannouchi a fondé en 1981 le mouvement islamiste Ennahda (renaissance), avec des intellectuels inspirés par les Frères musulmans égyptiens.
  •  
  •    Toléré, y compris à l’arrivée au pouvoir de Ben Ali en 1987, le parti avait été réprimé après les élections de 1989, où la liste qu’il soutenait avait recueilli 17% de suffrages.
  •  
  •    Ghannouchi avait alors quitté la Tunisie pour l’Algérie, puis pour Londres. En 1992, il avait été condamné par contumace à la prison à perpétuité avec d’autres responsables religieux, pour un complot contre le président.
  •  
  •    Le gouvernement tunisien de transition, instauré après la chute de Zine El Abidine Ben Ali, qui a fui le 14 janvier en Arabie saoudite à l’issue d’un mois de révolte populaire sans précédent, a adopté jeudi un projet de loi d’amnistie générale qui sera soumis au Parlement.
  •  
  •    Le parti islamiste a annoncé lundi dernier qu’il demanderait sa légalisation.
  •    
  • Ennaharonline

commentaires

commentaires

Voir plus

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *