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Le ministre marocain des Sport "prêt à démissionner" suite à une vive polémique

"Je suis prêt à assumer ma responsabilité et présenter ma démission", a affirmé M. Ouzzine à l’agence officielle MAP, lors de sa première sortie publique depuis l’ouverture d’une enquête sur les "irrégularités" ayant entaché les quarts de finale du Mondial des clubs disputé à Rabat. 

Joués samedi 13 décembre, sous une pluie battante, cette rencontre avait été marquée par les images de la pelouse totalement détrempée et des tentatives désespérées des jardiniers, seaux et raclettes en mains, pour l’éponger en vain, laissant entrevoir un problème de drainage.

En réaction, la Fédération internationale de football (Fifa) avait été contrainte de délocaliser en urgence à Marrakech (sud) la demi-finale entre le Real Madrid et Cruz Azul, prévue trois jours plus tard.

Cette péripétie avait suscité une vive polémique dans les médias du royaume, qui ont évoqué une "honte" nationale et réclamé des comptes, alors que les travaux de réfection du stade de Rabat pour abriter la compétition ont été évalués à quelque 20 millions d’euros.

Une enquête avait été ouverte par les autorités et le roi Mohammed VI lui-même avait ordonné la "suspension des activités du ministre des sports relatives" au Mondial des clubs, interdisant ainsi à ce dernier d’assister à la finale.  

Le souverain marocain avait par ailleurs chargé le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane de veiller à "l’ouverture d’investigations profondes et globales pour déterminer les responsabilités dans ces dysfonctionnements".

Depuis, M. Ouzzine a fait profil bas. Le parlement a même annulé une séance à laquelle il était convié pour s’expliquer sur l’incident ayant émaillé ce match.

Tout en affichant sa solidarité, le ministre et secrétaire général du Mouvement populaire (MP, centre) Mohand Laenser, a reconnu la "responsabilité politique" du ministre des Sports issu de son parti. Le MP "ne soutiendra aucune personne reconnue responsable d’une grave erreur", avait-il déclaré. 

Le mois dernier, le Maroc avait connu une autre mésaventure en matière d’organisation d’événement sportif. Celle de la CAN-2015 de football (17 janvier-8 février), qui lui a été retiré par la Confédération africaine (CAF) après que le royaume a réclamé en vain son report en raison de l’épidémie d’Ebola.

AFP 

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