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Le NPA : Nouveau Parti Anticapitaliste en France

  •    Le NPA est "le produit des résistances sociales", et son "événement fondateur" est l’élection du président français Nicolas Sarkozy en mai 2007, a insisté M. Besancenot devant quelque 600 délégués, réunis à la Plaine Saint-Denis, en banlieue parisienne, pour le congrès fondateur du parti.
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  •    Réclamant "une transformation révolutionnaire de la société", le jeune leader de l’extrême gauche, 34 ans, a aussi appelé de ses voeux un "nouveau mai 68" en France.
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  •    "La politique de Sarkozy est libérale et brutale. En plus d’être injuste, elle va alimenter la crise elle-même", a-t-il ajouté, estimant que le chef de l’Etat "a été élu par 53% de la population mais ses mesures concrètes ne sont faites que pour 7% de la population privilégiée".
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  •    Crise mondiale du capitalisme, grogne sociale en France: la conjoncture est favorable pour le lancement du NPA, reconnaissent ses fondateurs, qui comptent dans les rangs du parti des gens "écoeurés par Nicolas Sarkozy". Avec la récession, ils jugent que le Parti socialiste (PS) ne propose pas une opposition assez radicale, et espèrent attirer certains de ses militants.
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  •    M. Besancenot est revenu sur la prestation télévisée du chef de l’Etat, qui s’est adressé jeudi soir pendant 90 minutes aux Français pour expliquer ses mesures anti-crise.
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  •    "Pendant 90 minutes, on a obtenu simplement 90 bonnes raisons supplémentaires de se mobiliser" face à la politique du gouvernement, a ironisé le leader d’extrême gauche.
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  •    Il a ensuite réitéré les principales mesures de son projet: interdiction des licenciements, augmentation des revenus de 300 euros, la réquisition des logements vides ou la création d’un service public bancaire.
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  •    Dans la salle, des stands proposaient les oeuvres de Marx, Rosa Luxembourg, Lénine, Trotsky ou encore l’intellectuel américain Noam Chomsky.
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  •    Le NPA revendique déjà 9.000 militants, et entend rassembler plus loin que les trotskistes qui constituaient l’essence de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) dont M. Besancenot était déjà le porte-parole.
  •    La LCR, qui comptait quelque 3.200 adhérents, s’est sabordée jeudi soir.
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  •    Le NPA veut désormais regrouper "le meilleur des traditions du mouvement ouvrier, qu’elles soient trotskistes, socialistes, communistes, libertaires, guévaristes".
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  •    "Nous sommes un parti révolutionnaire, mais nous devons nous développer", déclarait un délégué, Vincent Maleuvre, un travailleur social originaire de Quimper (ouest).
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  •    Pour le jeune militant Morand Perrin, de Nancy (est), les principales formations de gauche, le Parti socialiste et le Parti communiste, ont perdu le contact avec la classe ouvrière et ne veulent pas voir que "le capitalisme est un système économique sans avenir".
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  •    Le NPA prône d’ailleurs une "indépendance totale" vis à vis du PS et n’a pas encore tranché la question d’éventuelles alliances avec d’autres formations de gauche pour les élections européennes.
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  •    Olivier Besancenot jouit d’une cote de popularité personnelle supérieure à l’influence de son parti. Il avait plutôt tiré son épingle du jeu lors de l’élection présidentielle de 2007, avec 4,08% des voix.
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  • Ennaharonline/ AFP

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