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Le pétrole baisse, l’ouragan Michael épargne les raffineries américaines

Les cours du pétrole baissaient en cours d’échanges européens mercredi, après avoir progressé la veille, alors que l’ouragan Michael qui se trouve dans le golfe du Mexique devrait épargner les principaux sites de production.

Vers 14H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 84,25 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 75 cents par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour novembre lâchait 61 cents, à 74,35 dollars, une heure après son ouverture.

« L’ouragan Michael gagne en puissance dans le golfe du Mexique mais dorénavant, il semble probable qu’il épargne les principales plateformes », a souligné Fiona Cincotta, analyste pour City Index.

L’ouragan a été élevé mercredi en catégorie 4 sur 5 par le Centre national des ouragans (NHC) alors qu’il approche de la Floride.

« Environ 40% de la production dans le golfe du Mexique a été mise hors service par précaution », a ajouté Stephen Brennock, analyste pour PVM.

Autre élément perturbateur en Amérique du nord et qui avait contribué à la hausse des cours mardi: une forte explosion, suivie d’un incendie, s’est produite lundi dans la plus importante raffinerie canadienne, au Nouveau-Brunswick.

La compagnie a affirmé mardi que la raffinerie était sauve mais n’a pas donné d’information quant au redémarrage complet du site, qui produit normalement quelque 300.000 barils par jour.

Les acteurs du marché continuaient par ailleurs à s’interroger sur les effets de la perte des exportations de brut iranien, frappé à partir de novembre par des sanctions américaines.

La crainte de voir l’offre diminuer fortement sur le marché mondial alimente depuis plusieurs semaines l’envolée des cours de l’or noir.

Les prix de l’énergie sont en surchauffe et pourraient « franchir la ligne rouge » au quatrième trimestre, a d’ailleurs prévenu mardi le patron de l’Agence internationale de l’Energie (AIE).

« Mais il y a des signaux comme quoi les États-Unis pourraient autoriser des dérogations à certains pays, ce qui permettra au pétrole (iranien) de continuer à circuler sur les marchés occidentaux », a ajouté Mme Cincotta.

Cette semaine, les données hebdomadaires sur les stocks américains, ordinairement publiées le mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA), ne paraîtront que jeudi en raison d’un jour férié lundi aux États-Unis.

Pour la semaine achevée le 5 octobre, les analystes tablent sur une hausse des stocks de brut de 2,5 millions de barils, sur une baisse de 250.000 barils des stocks d’essence et de 1,8 million de barils des stocks d’autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole), selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg.

Source: AFP

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