Economie

Le pétrole monte à ses plus hauts niveaux depuis mai 2011, poussé par l'Iran

   Les prix du pétrole grimpaient lundi en  cours d’échanges européens, se hissant à leurs plus hauts niveaux depuis neuf  mois, après l’annonce de l’arrêt des ventes de brut iranien à la France et au  Royaume Uni, une décision symbolique mais qui alimentait la nervosité du marché.  Vers 12H00 GMT (13H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord valait  120,80 dollars à Londres, en hausse de 1,22 dollar par rapport à la clôture de  vendredi. Dans les échanges électroniques à New York, le baril de "light sweet  crude" (WTI) montait de 2,11 dollars à 105,35 dollars. Plus tôt lundi, les cours du Brent et du WTI sont montés respectivement  jusqu’à 121,15 dollars et 105,44 dollars, des niveaux plus vus depuis le 5 mai  2011.  "Les investisseurs digèrent la nouvelle escalade des tensions entre l’Iran  et les pays occidentaux, après la décision de Téhéran, dévoilée dimanche,  d’interrompre les livraisons de brut du pays à la France et au Royaume-Uni",  observaient les analystes du cabinet viennois JBC Energy. L’Iran vise ainsi les deux pays en pointe des sanctions occidentales prises  contre lui par l’Union européenne (UE), qui a décidé en janvier la mise en  place d’un embargo pétrolier graduel, jusqu’en juillet, contre Téhéran.    Mais l’impact de la décision iranienne devrait rester relativement limité, avertissaient les experts.  "Le Royaume-Uni et la France ne sont pas des marchés majeurs pour le brut  iranien –l’Iran couvre seulement 3% des besoins français de pétrole et les  importations britanniques sont déjà pratiquement inexistantes", soulignait  Caroline Bain, analyste du cabinet de recherche londonien EIU.  "La hausse des cours du baril ne reflète donc pas la menace de pénuries  d’approvisionnement pour ces deux pays, mais plutôt la crainte d’une  aggravation des tensions géopolitiques, qui pourrait conduire l’Iran à arrêter  également ses exportations vers l’Italie et la Grèce" avant la mise en place de  l’embargo total de l’UE en juillet, notait Mme Bain.  Selon l’Agence internationale de l’Energie (AIE), les livraisons de brut  iranien couvraient en 2011 quelque 30% de la consommation de la Grèce, et 13%  de la demande de brut italienne.

 

 

Algérie- ennaharonline  

 

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