Economie

Le pétrole ouvre en baisse à New York ($74,97)

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse lundi à New York, dans un marché inquiet pour la demande mondiale en brut après l’annonce d’un retour en récession du Japon, sur fond de craintes persistantes sur l’économie européenne.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en décembre cédait 85 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) et s’échangeait à 74,97 dollars.

"L’annonce des chiffres sur la croissance japonaise" qui ont montré que la troisième économie mondiale était repartie en récession au cours du trimestre précédent "ont pénalisé d’entrée le marché et assombri l’humeur des courtiers", a relevé Phil Flynn, de Price Futures Group.

Le Japon a accusé un nouveau recul de son Produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre (-0,4%), après une contraction de 1,9% au deuxième. La plupart des analystes s’attendaient à l’inverse à un rebond modeste, d’environ 0,5%.

Ce revers inattendu pour le Premier ministre Shinzo Abe devrait être suivi mardi par la dissolution de la chambre basse du parlement japonais et la convocation d’élections anticipées en décembre.

Au-delà du Japon, les inquiétudes se concentraient aussi sur l’Europe, a noté M. Flynn, où les courtiers craignaient que la morosité économique pèse de manière durable sur l’appétit énergétique de la région.

En outre, "un renforcement du dollar fait une nouvelle fois pression sur les prix du brut", a relevé Matt Smith, de Schneider Electric. 

En effet, plus le billet vert est fort, plus il décourage les acheteurs munis d’autres devises d’investir dans les actifs libellés dans cette monnaie.

Les opérateurs restaient aussi prudents avant une réunion très attendue de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) le 27 novembre, guettant un éventuel accord sur une réduction de l’offre en brut du cartel.

Au cours du weekend, deux des principaux membres de l’Opep, l’Arabie saoudite et l’Iran, ont affiché leurs divisions sur les mesures à prendre.

Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh, a ainsi accusé dimanche certains pays producteurs de brut de "trouver des prétextes" pour éviter une baisse de la production qui ferait remonter les cours.

En Arabie saoudite, un ancien conseiller pétrolier a estimé samedi que l’Opep maintiendrait son plafond de production, fixé depuis fin 2011 à 30 millions de barils par jour (mbj).

 

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