Economie

Le pétrole ouvre en nette hausse lundi à New York

Vers 14H20 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars prenait 1,43 dollar à 49,67 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Vendredi, les prix du brut avaient bondi de près de quatre dollars à New-York, soit plus de 8%, des éléments techniques venant amplifier la confiance du marché dans une future baisse de l’offre américaine.

"J’ai du mal à croire que l’on puisse rester à ces niveaux, proches de 50 dollars", a prévenu Bob Yawger, de Mizuho Securities. "Depuis deux semaines, on a des rapports de très mauvais augure sur les stocks de brut (aux Etats-Unis), qui ont désormais dépassé 400 millions de barils. Tout cela laisse attendre une baisse des cours."

"A court terme, nous trouvons que la hausse des prix est exagérée, car il y a toujours une offre très excessive", ont renchéri les experts de Commerzbank.

Toutefois, "on a les bases pour une remontée durable des cours lors du second semestre de l’année", ont-ils tempéré, soulignant que le marché avait été encouragé par une forte baisse hebdomadaire du nombre de plate-formes de forage en activité aux Etats-Unis.

"Il y avait 94 plateformes pétrolières actives de moins la semaine dernière, ce qui représente la plus forte chute sur une semaine depuis le début des statistiques en 1987", ont-ils noté, en référence au décompte établi par le groupe parapétrolier Baker Hughes.

"La plupart des observateurs du marché ont été surpris par l’échelle du déclin, et pensent que la production américaine devrait sans doute baisser", ont-ils conclu.

Le marché a aussi pris en compte une grève aux Etats-Unis, lancée par le syndicat United Steelworkers (USW) dans neuf raffineries, selon les analystes de PVM.

"Etant donné que les raffineries devraient fonctionner normalement, on a maintenant digéré cette information, les prix de l’essence étant cependant en forte hausse", a tempéré Matt Smith de Schneider Electric.

La chute des cours, qui ont baissé de plus de moitié depuis juin, continuait par ailleurs à avoir des effets dans le secteur, la major américaine ExxonMobil signalant que l’évolution du marché s’était traduite par une perte de deux milliards de dollars l’an dernier. Le groupe a cependant conservé un bénéfice net stable, en partie grâce à ses activités de produits chimiques.

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